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La virgule de Louis

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Grand déménagement

  Je sais pas vraiment si ça sert à quelque chose, vu que - dans l'hypothèse où y a encore des clampins qui viennent ici de temps à autres - vous avez sûrement remarqué les articles qui disparaissent ou encore l'inactivité prononcée. C'est normal. En effet, après tout ce temps je me décide enfin à changer d'hébergeur, ce qui est cool. Genre vraiment. J'ai commencé à ramener d'anciens articles, notamment toute l'archive 2016 et un bout de 2015, et je compte faire le reste bientôt.
  Pour l'instant, nous sommes à un rythme de un article par semaine, tous les mercredis - ou jeudi si c'est un Coup-Critique. C'est une solution qui me convient, et qui permet plus de temps pour préparer des trucs. Enfin bref. Du coup je déménage, j'ai déjà accroché les posters, et changé la sonnette : c'est un truc tout neuf qui vient de naître et j'en suis plutôt fier.
  Donc voilà l'adresse : https://lavirguledelouis.wordpress.com/, pour l'instant j'ai publié 7 articles "inédits" et on retrouve notamment deux bons gros Coup-Critiques des familles, un Critical-Series assez spécial mais aussi, beaucoup, beaucoup, beaucoup de Tranche de Vie - à un rythme de une par mois ça va assez vite.
  Donc enjoy the new vibe, et puis... A+, non ?

La baise au cinéma #20

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  Comme le laisse aussi bien présager ce titre putaclic, ainsi que cette magnifique image de Captain Orgazmo, aujourd'hui on va parler du sujet préféré de tous les ados prépubères qui se respectent - et de DSK, c'est-à-dire : le cul ! Et derrière cette approche aussi subtile qu'un coup de sabot dans un figurant du Dernier Samouraï se cache en réalité une profonde réflexion sur le rapport du cinéma au sexe, qui nous fait, au final, nous questionner sur notre rapport au sexe. Mais là je vais loin, et la philosophie, c'est pas pour tout de suite. Ça viendra sûrement plus tard. Oui.
  Attention toutefois, je ne prétends pas avoir la science infuse en la matière - pour preuve la majorité de ces infos viennent de Wikiprout (et d'un de mes bouquins, oui), tout comme je n'ai pas vu jusqu'à la moitié des films présentés, et je ne prétends pas non plus être un expert en analyse. DONC, sachez juste que je dresse ici un portrait non-exhaustif de la représentation du sexe au cinéma, en y incluant une analyse bas de plafond, qui mériterait qu'on s'y intéresse plus profondément, ainsi que mon point de vue sur la question. Qui est mon point de vue. Donc c'est subjectif. SACHEZ AUSSI que ça me gène beaucoup d'utiliser autant de fois le mot sexe dans un article, donc s'il y a une surexploitation de celui-ci j'en suis désolé. Vraiment. Je suis pas pervers. Arrêtez.
  BREF, z'êtes prêts ?!

Deux faQteurs assez proches

  Pour les deux cons au fond de la classe qui ne suivent qu'une fois sur deux, un peu d'histoire ! Pour le grand public, je pense que quand on dit sexe et cinéma dans la même phrase, la première image qui vient à l'esprit reste YouPorn, Jacquie et Michel ou d'autres sites avec d'autres noms tout aussi fleuris, et en un sens... Le grand public a raison. Les films pornographiques - "ambassadeurs" du sexe au cinéma - remontent à la naissance du cinéma même, faut juste savoir qu'ils étaient loin d'être des productions Dorcel comme on fait maintenant. C'étaient plus des trucs amateurs bien sales tournés dans des maisons closes avec les clients. BIEN LOIN donc de cette image que l'on s'en fait aujourd'hui - même si le côté sale et amateur reste présent. Pour continuer dans la petite histoire du porno, ce n'est qu'avec Gorge Profonde, en 1972, que celui-ci implosa, puisque pour 25.000 $ de production, le film en rapporta 30 millions, 5 suites virent le jour, Linda Lovelace devint l'une des premières stars de l'industrie, ENFIN BREF, c'était la folie, et tout ceci fait qu’on se retrouve, aujourd'hui, avec des French Family - sombre, sombre nuit d'avril. Mais ça, c'est pour la partie extrême de l'iceberg.

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D'ailleurs, pour ceux que ça intéresse, y a eu un film sur Linda Lovelace. Ça s'appelle Lovelace.

  Parce qu'après le porno, le pur, le dur - je ne ferais pas cette comparaison, viennent les films érotiques. ET LÀ, l'histoire devient intéressante. Même si le sujet l'a toujours été, en témoigne le premier paragraphe. Enfin bref, faut savoir qu'entre les débuts du cinéma et aujourd'hui, les mœurs ont pas mal changé - j'y reviendrais plus tard ; qu'à l'époque c'était très puritain, et qu'une série comme Game of Thrones et un film comme Nymphomaniac se feraient tous les deux refuser une diffusion à la télé et en salle. Ainsi, en 1896, le film The Kiss, de William Heise, crée polémique. Pour quelle raison ? Une partie de jambe en l'air tout sauf dissimulée ? Un sein prenant la quasi-totalité de l'écran ? Un homme qui se masturbe face caméra ? "Ah merde, ça c'est Gaspar Noé." Rien de tout ça, puisque la raison de cette polémique est tout simplement le baiser - je dis bien LE BAISER - entre l'acteur et l'actrice principale, qui est au centre du film. Vu que c'est son titre. Comme je l'ai dit, les mœurs ont pas mal changé. Mais de là à dire que c'est le premier film érotique, le terme n'est-il pas un peu fort ? TU AS RAISON ! Vous avez tous raison ! Et il faudra encore longtemps avant de voir un vrai semblant d'érotisme dans les films, vu que la censure appliquée au cinéma fit son apparition en 1907 aux EU, et 2 ans plus tard en Angleterre et France, et le seul moyen d'alors voir de la nudité dans le film reste le circuit clandestin. Ou bien il faut jouer sur la suggestion, ou encore sur un alibi de taille : celui de la société décadente. Qui appartient au passé. Soit beaucoup pour voir une poitrine, surtout qu'à l'époque une épaule dénudée représentait le comble de l'érotisme, alors un sein ! Et encore, on pouvait jouer sur les lumières, comme le faisait Erich von Stroheim - merci Wikipédia ! MAIS, ils aiment pas trop l'érotisme les américains, donc ils mettent en place le code Hays, qui décrète que les décolletés sont limités, de dos, jusqu'à la taille, et, de face, jusqu'à la naissance des seins, tandis que le nombril ne peut être montré. Je ne vais pas revenir sur le cas des Tarzan de la MGM, donc on va sauter jusqu'en 1946, où le striptease est le mouton noir du cinéma. Attention, si vous avez moins de 18 ans, ce qui va suivre n'est pas approprié. Cela mériterait une nuit spéciale sur Canal+ tant c'est obscène et dérangeant. Vous êtes prêts ? Dans Gilda, de Charles Vidor, Rita Hayworth commet l'irréparable et le fantasme de beaucoup : elle enlève son gant.

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J'en perds mon bon sens.

  Oui. Elle enlève son gant. Et je suis prêt à parier que si un remake du film devait être fait, l'impact serait moins fort. Ce que j'essaie de démontrer, dans cette première partie, c'est qu'au-delà du rapport qu'entretien le cinéma avec le sexe - rien que la partie sur la pornographie est explicite à ce sujet, le cinéma entretient un rapport étroit avec les sujets de société. Parce que le cinéma est politique, ça, tout le monde est au courant. Du plus indépendant au plus gros blockbuster, que ce soit dans sa mise en scène, sa réalisation,  ou même son scénario, un film, quel qu'il soit, aura toujours un fond politique. Et cela fait de ce média, au final, un élément social important, qui peut influencer, s'il le veut, le public. Si le cinéma est au cœur de nombreuses polémiques - pas toujours justifiées, si l'on considère qu'Aladin est un film dangereux, c'est parce qu'il est représentatif d'une génération. Et donc, pour en revenir à notre sujet, c'est-à-dire la bonne grosse baise des familles, le cinéma a grandement participé, selon moi, à l'ouverture d'esprit de beaucoup de personnes. Comment, en un siècle, sommes nous passés du puritanisme pur et dur à des œuvres comme Irréversible ou Nymphomaniac ? Je suis peut être un doux rêveur, mais j'aime à croire que le cinéma a pas mal joué là-dessus, sur le changement des mœurs. Et c'est sûrement un peu le cas.

L'utilisation du Q dans les films

  Comme je l'ai dit, souvent des passages de film font polémique, mais pourquoi ? Pourquoi font-ils polémique ? Et pourquoi les avoir mis dans le film, alors que l'on sait très bien que cela créera la discorde ? Dans le but de faire un buzz ? Pas tant que ça. Pour moi, et normalement quiconque aura fait des études de cinéma, si cet élément est introduit dans un film, si les acteurs font quelque chose, s'ils vont quelque part, si le scénario dit qu'un personnage fera ça, c'est que ça a un sens profond. Une signification propre au métrage, ou bien même une signification extérieure à celui-ci. Et donc, si l'on suit cette logique, peut on imaginer que les scènes de sexe dans les films suivent ce même schéma, et qu'elles servent donc à autre chose qu'émoustiller le public prépubère ? J'ai le grand honneur de vous annoncer que OUI ! OUI ! OUI ! N'est-ce pas fantastique ? Si, ça l'est, pas besoin de répondre. Mais l'utilisation de cet acte charnel dépend de ce que l'on veut faire passer, et là, il y a alors plusieurs maisons... D'un côté, on peut aisément considérer que cela sert à caractériser un personnage. C'est parfois rare d'utiliser cette méthode, et généralement c'est soit pour expliquer rapidement que le personnage est peu fréquentable (Kids), soit pour expliquer que c'est, en quelque sorte, un beauf motivé uniquement par le cul (Ash vs. Evil Dead). Mais, si la caractérisation de personnage passe, pour le coup, en second plan, c'est généralement parce qu'elle sert plus largement à caractériser une relation. Ce qui est, certes, évident, mais qui méritait qu'on le rappelle. Et pour prendre comme exemple un film que je déteste, dans La Vie d'Adèle, ce n'est presque que de ça, même s'il y a une autre analyse à faire mais ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas pour autant que je conseille ce film. VRAIMENT, ne regardez pas. Enfin bref.

USA : Film "La vie d'Adele"

Je déteste viscéralement ce film.

  Plus globalement, et pour rester dans l'analyse cinématographique bas de plafond, l'acte sexuel dans un film définit une atmosphère, voire une époque ou bien même l'état d'esprit d'un métrage/d'une œuvre de fiction. Pour expliquer mon propos, nous allons prendre The Rocky Horror Picture Show, Game of Thrones et Bang Gang - que je n'ai pas vu donc il se peut que ce qui suive soit erroné. Dans ces trois œuvres, le coït représente respectivement :
-L'état d'esprit du film, c'est-à-dire cette volonté d'aller à l'encontre du puritanisme de l'époque en projetant des scènes de sexe, certes dissimulées, entre un homme et une femme, et un homme et un homme, tout en montrant l’infidélité du personnage de Janet Weiss et la joie que faire l'amour lui procure. Ce qui, dans une époque vache coincée, est assez osé j'en conviens.
-L'époque de la série, que l'on devine proche du Moyen-Âge de par la violence excessive et donc les scènes de sexe quasi-omniprésentes, mais plus globalement ce qui entoure ces mêmes scènes de sexe. C'est-à-dire l'inceste, l'illégalité de l'homosexualité, le viol, etc... Oui, parce que j'ai oublié de le préciser en début d'article, mais je parle, ici, tant de l'acte que tout ce qui l'entoure, autant l'avant que l'après ainsi que le contexte dans lequel il se déroule. Et là pour le coup, si l'acte n'a rien d'exceptionnel, toutes les histoires autours de ce même acte permettent de dater approximativement la série. Pas besoin de Carbone 14 donc.
-Le film s'appelle Bang Gang. Sérieusement. Dois-je vraiment expliquer en quoi l'atmosphère du film suinte la sexualité par tous les pores ? Et puis le film parle de la découverte de la sexualité - et de ses limites - par des adolescents. Si tu voulais une atmosphère 100% catho, passes ton chemin poto.

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Bang Gang. Encore une fois, désolé, mais le titre du film est très explicite.

  Un léger tour sur mes notes... Tutum... Ah ! On a bientôt fait le tour ! Les métaphores. Oui, je sais, balancer ce mot comme ça au milieu d'une conversation jette généralement un froid, parce que ça veut dire développement, et tout... Sauf qu'étonnement, ici, ça ne va pas être ultra long. Parce qu'utiliser le sexe pour faire des métaphores, je n'ai pas énormément d'exemples qui me viennent en tête. Mais j'en ai surtout un, qui vient d'un film que j'aime un peu, par un réalisateur qui me laisse indifférent : Watchmen - Les Gardiens. Alors oui, sortir une scène de cul de Watchmen, déjà c'est fort, premièrement parce qu'il y en a pas des masses, et ensuite parce qu'il y a rien à dire dessus. Réellement ? Dois-je rappeler que Watchmen est une œuvre qui fonctionne par métaphores, et dois-je également rappeler que lorsqu'un élément est introduit, c'est pour servir le propos de la dite œuvre ? Donc, je pourrais très bien vous parler de la scène entre le Spectre Soyeux et Dr. Manhattan, ou bien encore du viol du premier Spectre par le Comédien, car chacune de ces scènes représentent quelque chose dans le récit, ainsi que dans notre interprétation du récit. Mais je ne le ferais pas, déjà pour ne pas vous spoiler le métrage plus que je ne l'ai déjà fait, mais également pour que vous puissiez vous même vous faire votre interprétation. MAIS, si vous n'êtes pas familiers avec ce film, que vous n'aimez pas les films de super ou que vous n'aimez pas Zack Snyder - ce que je ne comprends absolument pas, je vous conseille, dans cette même idée de métaphores, Visitor Q, qui est une vraie mine d'or d'analyses, et que j'ai beaucoup aimé au passage.
  Il reste toutefois assez facile de prétendre que tous les films avec un semblant d'érotisme le font pour une raison. Non, certains film n'hésitent à nous mettre du sexe, et ce uniquement pour le YOLO. Le cinéma est capable du pire comme du meilleur, et à partir de là, il n'est pas étonnant de voir les deux facettes d'une même pièce dans nos salles obscures. Le plus belle exemple reste quand même, et l'on retourne dans le milieu sériel, Plus Belle la Vie. La série est bourrée de défauts, et cela n'étonne personne. Mais, dans sa dernière saison, elle a abordé des thèmes assez forts, comme l'inceste ou la pédophilie. Mais le fait-elle pour une raison valable ? Ou uniquement pour créer des situations de plus en plus tordues et creepy dans le seul but que la ménagère y trouve son compte ? Je pencherais plutôt pour le second, tout comme je pense que la suggestion du coït entre Tris et Quatre dans Insurgent était inutile. Car à part émoustiller les ados fans du bouquin, ça ne faisait en aucun cas avancer l'intrigue, et encore moins évoluer la relation des personnages. Donc, pourquoi ? SÉRIEUSEMENT, POURQUOI TU FAIS ÇA FILM ?!

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NO, GOD, PLEASE NO.

  Si je vous dis Irréversible, Ken Park, ou encore Love que me répondez-vous ? Vu que c'est le sujet de l'article, la réponse est facile, mais à part ça, ces films ont tous fait polémique ou ont choqué, dans leur représentation et leur utilisation du sexe. Une scène de viol, de la pédophilie ou encore un plan à 3 avec mineur, ces trois œuvres sont autant de sujets à débattre, faisant d'ores et déjà tiquer les gars de Promouvoir. Seulement, est-ce mal, en soi ? Je ne vais pas rentrer dans ce long débat, surtout que j'en donne mon avis plus tard dans l'article, mais mettre du viol ou de la pédophilie dans un film, à partir du moment où l'on met en place les limites d'âge et avertissements appropriées, est-ce forcément mal ? Si cela sert le propos du film, et si cela permet à celui-ci de transmettre son message, tout en proposant une approche cinématographique différente via un montage inversé ou encore une mise en scène de talent, est-ce forcément un mal ? Et bien...

QonQlusion

  Eh, vous avez vu ? Dans tous mes titres j'ai mis des Q... C'est drôle parce que... Oui, bon, bref. Le cinéma est politique. Je l'ai dit en début d'article, mais je le redis. Le cinéma est politique. En fait, on pourrait croire que le sexe dans les films n'a rien à voir avec la politique, mais c'est un sujet de société. Et les sujets de société ont un fond politique. Rien qu'à voir le combat de Fleur Pellerin contre l'association Promouvoir, ça allait au-delà du fait divers. Et par conséquent, je considère que si cela sert son propos - comme dit dans le précédent paragraphe, un film ne doit pas faire de concessions. Le cas du sexe au cinéma n'est qu'un sujet parmi tant d'autres permettant d'aborder la liberté filmique, et si j'ai choisi de parler du sexe en particulier, c'est uniquement parce que c'est celui qui crée le plus de débats. On a vu, avec l'exemple du gant, que l'érotisme, au cinéma notamment, a toujours choqué le public, et je pense sincèrement que des films comme Love - qui est très bon au passage - impacteront, dans quelques années, autant que la scène du gant impacte le public de nos jours, car les mœurs auront évolué. Malheureusement, je dis ça, mais c'est de plus en plus compromis, avec la montée en puissance d'associations extrémistes comme Promouvoir - dont j'ai pas mal parlé déjà, il est bien difficile de penser que des réal comme Noé puisse continuer leurs travaux. Mais je l'espère énormément. Et, au final, Promouvoir, n'est-ce pas l'exemple d'un problème plus grand ?
  Je disais, en début d'article, que l'on pouvait questionner notre rapport au sexe en traitant du lien entre le cinéma et le sexe. Et la société actuelle est très divisée à ce sujet. Alors que la pornographie est de plus en plus accessible, les personnes adultes sont décidées à éloigner le plus possible la jeunesse de ce divertissement décadent, quitte à aller plus loin dans leurs démarches et interdire des films bien plus intelligents dans leur façon de parler du sexe. Et au final, dans cette quête de pureté morale de l'enfant - et par extension de la société, ne s'approche-t-on pas d'une situation équivalente à celle de 1946, par exemple ? C'est-à-dire une société qui interdit jusqu'à une épaule dénudée ? C'est extrême, oui. Tout comme il est extrême d'interdire Pirates des Caraïbes aux moins de 12 ans. Au final, le sexe au cinéma, au-delà du simple fantasme, reste un élément filmique comme un autre, un sujet comme un autre, qui peut être traité de la façon la plus intelligente à la plus stupide. Et s'en offusquer reviendrait à être offusqué du cinéma même.

Spoilers #5 - The Last Starfighter (1984)

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  Je crois bien que grâce aux nombreuses émissions parlant de cinéma sur les internet, j'ai de quoi regarder des films pour 4 générations. Et si on doit ça au Fossoyeur des Films ou encore à INTHEPANDA, je pense tout de même que le plus grand fautif dans tout ça reste Karim Debbache.

  Alex Rogan est un adolescent lambda vivant avec sa mère et son petit frère dans une communauté de mobile homes. Son temps libre se partage entre sa petite copine et les services qu'il rend de façon récurrente aux habitants, et lorsqu'il ce n'est pas les deux, il joue à Starfighter, une vieille borne d'arcade où l'on incarne un pilote de vaisseau spatial dans un jeu type Shoot'em Up. Après avoir battu le record, un étrange homme débarque avec une DeLorean et requiert sa présence auprès des Starfighter, qui sont bien réels, devant combattre Xur et l'armada Ko-Dan, qui sont eux aussi bien réels.

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Vous vous dites sûrement que c'est de plutôt bonne qualité ? Oh oui... Mais moi je l'ai vu version cassette pixelisée.

  Vous vous attendez sûrement à ce que je dise que c'est un bon film ? Que ça mérite le coup d’œil ? Et bien... J'aurais aimé. J'aurais aimé dire que ça se regarde vraiment facilement, que c'est sympathique. Mais qu'est-ce que je me suis fait chier ! La réalisation n'a rien d'audacieuse, le scénario accumule les clichés et les seules scènes intéressantes sont les combats spatiaux qui sont plutôt bien fichus. Et j'ai regardé avec la meilleure volonté du monde, je savais parfaitement à quoi m'attendre, et puis lorsque l'on regarde un film faut d'abord le replacer dans son contexte. Pourtant... J'ai pas accroché.
  Attention, ce qui va suivre est en contradiction totale avec ce que j'ai précédemment cité. "Que vas-tu dire, que ça reste acceptable ?" Non, Joseph Campbell. Et l'ayant lu, je me permets d'étaler ma culture, désolé. Le héros aux mille et un visages est un roman de Joseph Campbell, et dans cet ouvrage - que je conseille fortement - l'auteur nous parle de la Théorie du Monomythe, théorie qui dit que tous les mythes du monde sont, de par leur construction, les mêmes. Ce qui fait que Star Wars et le Seigneur des Anneaux sont les mêmes histoires, à quelques variations qui fait que ce sont deux histoires différentes. Et pour Starfighter, c'est un peu le soucis. Il vient des années 80, et est construit sur les ruines du Nouvel Hollywood, il ne fait que suivre le mouvement de la Guerre des Étoiles, en étant même le décalque scénaristique de celui-ci. Du coup est-ce qu'en replaçant le film dans son contexte, comme je l'ai dit en début de premier paragraphe, on peut réellement prendre en considération les critiques énumérées ci-dessus en compte ? Oui, mais de façon plus atténuée. Starfighter est loin d'être un mauvais film, et c'est loin d'en être un bon, mais cela reste tout de même un divertissement correct qui, s'il ne propose aucune originalité, propose des séquences spatiales intéressantes, et on ne pourra pas lui enlever.

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Le héros et son sidekick, je vous l'ai dit, Campbell et toutes ces conneries...

  Est-ce que je vous conseille Starfighter ? Oui et non. Ce n'est pas un chef d’œuvre, et j'ai du le revoir trois fois pour écrire cet article car le spectacle est très facilement oubliable, mais cela reste une production quelconque sympathique. Je ne vous garantis pas que vous allez aimer, ni même que vous allez passer un bon moment, mais croyez-moi qui si vous voyez le film pour ce que c'est sans vous torturer l'esprit, ce sera le cas. Je voulais réellement parler de Starfighter à l'approche de Noël, car d'une certaine façon, il est dans l'esprit de Noël. Un objet innocent, et parfois même amusant.

Décembre 2015 - Le mois de Noël

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  Oh oh oh ! Bienvenue en Décembre ! Contrairement à l'année dernière, je ne vais pas publier un second point le 25, car je n'en vois pas tellement l'intérêt, et le plus important sera donc dans celui-ci. Si ce mois de Décembre s'annonce excellent, comme chaque année, il s'annonce encore plus énorme avec la sortie du St Graal, de l’œuvre sacrée, du phénomène de ces dernières années... Snoopy et les Peanuts.

  • L'article sur Assassin's Creed risque d'être relativement long, en tout cas j'ai déjà fait la couverture (\o/). Elle sera sur le même principe que celle de Mass Effect 2, à savoir une image avec le "logo" rajouté. Et l'image choisie est donc la cover de Black Flag, le meilleur opus de la série selon moi.
  • Je prévoie de sortir un hors-série - qui reste dans la même idée que celui sur Civil War - et celui prévu le mois dernier est toujours d'actualité, même si pour le coup cela perdrait du sens.
  • Niveau Coup-Critique, on notera l'Annual sur Scott Pilgrim, que je me ferais un plaisir de regarder une nouvelle fois pour en faire un article, ainsi que trois Spoilers de prévus, un aujourd'hui, un autre le 13 - sur Le Loup de Wall Street - et un dernier le 27 décembre, sur un BON film français. Enfin, il y a un Coup-Critique SP de prévu. Pour les articles plus basiques, celui sur Strictly Criminal est en cours d'écriture - Spoiler : j'ai aimé - et je prévois donc d'aller voir Kill Your Friends, penchant britannique du Loup de Wall Street, Le Pont des Espions, le dernier Spielberg avec Tom Hanks, et dans une extrême limite Babysitting 2, n'ayant pas vu le premier je doute encore ; ces films sont sortis le 2 décembre. Vient ensuite le 9 décembre avec Comment c'est loin, des Casseurs Flowters, et Au Cœur de l'Océan. On passera rapidement sur le 16 décembre, avec STAR WARS : THE FORCE AWAKENS ! Oh, j'ai ma place depuis deux mois. La semaine d'après, il y a The Big Short et Snoopy et les Peanuts, dont je parlais dans l'introduction. Et en fin de mois, il y a, et ce dans une extrême limite, Joy, avec Jennifer Lawrence.
  • De nombreux Step by Step sont prévus, beaucoup sur The Big Bang Theory, au moins deux sur Doctor Who, et aussi que j'en fasse certains sur d'autres séries, comme Parks and Recreation (<3 <3) ou Scrubs (<3 <3). Sinon, je prévois de sortir un Critical Series sur Daredevil, et je vais sûrement faire un article bilan sur les deux saisons de Kaeloo plus tard. J'ai déjà une idée du prochain Critical-Series, ce sera un anime de sûr, mais lequel... On verra.

#15 Critical-(Web-)Series - Le Visiteur du Futur : Bilan

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  Si nous avions déjà voyagé dans le magnifique univers de web-séries via un article consacré à J'ai Jamais Su Dire Non - disponible ici - et un sur la Théorie des Balls - de nouveau disponible bientôt - mais également par l'intermédiaire de celui-ci, nous ne nous sommes jamais réellement penchés sur les deux cadors du genre : Noob - ça vient, ça vient - et, donc, Le Visiteur du Futur.

  Raph' est un jeune homme comme les autres lorsque débarque dans sa vie un mystérieux visiteur venu du futur, d'où le titre de la série. Si au début la présence de cet individu perturbateur semble le déranger au plus haut point, l'empêchant de pratiquer jusqu'à l'activité la plus anodine - jeter une cannette dans une poubelle, manger une pizza ou un Doowap -, il semble de plus en plus apprécier la présence de cet étrange personnage, et c'est avec son aide qu'il va empêcher la création de la Brigade Temporelle...

  Si la saison 1 suivait un cheminement classique, sans vraiment faire attention aux personnages mais en proposant un fil rouge captivant, la saison 2 suit quant à elle la règle dite de Whedon : "L'histoire au service des personnages" Car si celle-ci est bien plus captivante que la première, de par la différence au niveau des moyens mais également car elle s'intéresse pleinement aux personnages ! Et oui ! Tout en faisant évoluer la trame principal, on comprend de plus en plus la psychologie des personnages, leurs relations, l'évolution de celles-ci. Qui plus est, l'écriture permet de proposer des méchants pas vraiment méchants, et un final de qualité. La Brigade Temporelle revient de façon récurrente, jusqu'à être, à l'avenir, le principal enjeu de la série. À partir de la saison 2, le monde du Visiteur n'est plus qu'un simple petit truc paumé, non, c'est un univers cohérent possédant ses propres règles et ses enjeux. On comprend le fonctionnement de celui-ci instinctivement, et ce via les différentes explications dispersées ici et là.
  Toutefois, ce n'est qu'à partir de la saison 3 que de véritables enjeux se mettent en place, avec la révélation of the dead sur le Visiteur ainsi que la division du groupe des sauveurs du monde. On aurait pu penser la boucle bouclée, l'intrigue du Visiteur terminée avec une conclusion à tout cela et le Visiteur qui obtient enfin son titre de Sauveur qui lui revient de droit. Et c'était sans compter sur la 4ème et dernière saison en format WS, Néo-Versailles. Si les précédentes saisons développaient les personnages, si bien qu'à la fin le seul moyen de plus les développer était de suivre leur évolution durant la saison, celle-ci rajoutait de la matière à l'univers, au background, si vous préférez. On découvre ici un système monarchique assez bancal, mais qui parvient à maintenir le peuple en place, des complots politiques tout aussi bancals et, bien sûr, le besoin de reconnaissance évident du Visiteur. Il se décarcasse à sauver le monde sans que personne ne le sache, héros de l'ombre qui passe enfin sous la lumière des projecteurs. Et cette fin, cette fin qui boucle l'histoire, pour ainsi créer une succession d'évènements ramenant au début de la série. Ouah.

  La réalisation a évolué, tout comme le propos. Durant 4 saisons, François Descraques a crée un univers riche et complet qui n'a pas besoin de 300 spin-offs pour exister. Chaque saison apporte sa pierre à l'édifice, et chaque pierre ne fait que renforcer celui-ci, pour à la fin crée quelque chose de cohérent et qui se suffit à lui-même. Le Visiteur du Futur, du haut de son soi-disant amateurisme, parvient à captiver, et c'est bien ce qu'on lui demande. Alors regardez, parce que si ce n'est déjà fait vous manquez quelque chose.

Hors-Série : Guerre Civile

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  Il est très rare que je fasse un hors-série, et la dernière fois que j'en ai pondu un bon gros des familles, ce fut pour la bande-annonce de Avengers : L’Ère d'Ultron, qui m'avait déjà "hype de ouf" à l'époque. Et donc, aujourd'hui, pour coïncider avec l'arrivée de la bande-annonce - je dirais même à cause de la bande-annonce, je décide de balancer un nouveau gros hors-série, parce que OMFG.

Divided We Fall

  Contextualisons le tout. L'univers cinématographique, mis en place depuis bientôt 7 ans, a atteint un point stratégique. Avec pas moins de 12 films, nombreux courts-métrages et séries en tout genre, un univers dense s'est crée, avec ses codes et sa propre évolution ayant parfois même lieu au-delà des films. Les principaux héros étaient en place, Marvel avait déjà tout son plan en tête, comment l'univers allait évoluer, quels personnages allaient partir, rester, apparaître le plus souvent... Et puis vient l'annonce de Civil War, qui créa alors des avis partagés, mais qui donna aussi qu'une seule envie aux fans : en voir plus. Moi je fais parti de ceux-là. Je savais que niveau qualité de l'adaptation ça n'allait pas être folichon, l'univers aussi développé soit-il ne l'étant pas assez pour un projet aussi ambitieux que Civil War, mais je sais également que Marvel s'est débrouillé pour faire Age of Ultron sans Hank Pym, l'élément central, si ce n'est le pilier, de l'histoire. Donc je suis parti pour être assez confiant, mais j'attendais encore d'en voir plus. Entre photos du tournage, artworks et rumeurs, ildevenait de plus en plus compliqué de voir une seul seconde à quoi va ressembler le produit final.

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Même si il va être bien différent de celui du comics, le combat final promet d'être explosif.

  Cette bande-annonce résume assez bien le scénario global de l'histoire - loi quelconque, Captain contre et Iron Man pour - et puis propose quelques images qui ne peuvent qu'attiser l'envie de certains. Que ce soit les scènes d'action explosives, les différents personnages qui se confrontent autant directement qu'indirectement, et puis OH PUTAIN BLACK PANTHER. Avec Docteur Strange, c'est le personnage dont j'attends le plus l'adaptation, héros de l'ombre et peu connu du grand public, membre devenu culte des Avengers et des Illuminati, c'est un peu le personnage que l'on ne s'attendait pas à voir tout en étant impatient de le voir à l'écran. Et là, en à peine 10 secondes, le personnage m'a autant rendu impatient de voir Civil War que son propre film.
  Bien sûr tout n'est pas si rose, et je regrette aucun visuel de Spider-Man, chose compréhensible étant un peu l'attraction principale du film, et de Vision, que j'ai énormément aimé dans Age of Ultron. Ant-Man est aussi le grand absent de ce teaser, mais je pense que je rôle qui lui est réservé peut être intéressant et son rôle dans le film ne se limitera, je l'espère, pas qu'au second plan.
  Pour parler de l'affiche, je la trouve assez représentative de cet affrontement. Qui plus est, elle nous rappelle subtilement que c'est un film Captain America, et non pas un Avengers 2.5, chose que l'on a tendance à oublier vu la promo autour du film. La phrase d'accroche - Divided We Fall - me fait penser à l'évènement éponyme de l'univers Ultimates, en sachant que la Terre-199999 puise beaucoup dans cet univers on peut considérer cela comme un clin d’œil sympa.

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Et dans le comics on a eu droit à ça. C'est tellement épique.

  Le soucis plus global avec ce film, et ça c'est un soucis assez personnel, est que j'ignore l'impact qu'il va avoir. Dans le comics, ce fut un évènement majeur, marquant un tournant décisif pour l'histoire de le Maison des Idées. Il y a eu un avant et un après Civil War, aucun héros n'en est sorti indemne. Et je ne sais vraiment pas si cet évènement aura le même impact, et les mêmes conséquences, car le comics permet de développer une histoire via de nombreux numéros, alors qu'au cinéma c'est plus compliqué, et à moins de décrire la situation en filigrane dans les productions futures, c'est un pari très risqué. On verra bien, après tout Marvel m'a très rarement déçu.

L'héritage de Romero

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  Les infectés dans The Last of Us, les fondus dans le Labyrinthe, ou encore les geeks dans The Walking Dead - la série, pas le comics -, serait-ce la mode de ne pas appeler un chat un chat et de donner des noms de plus en plus abracadabrant à ce que l'on appelle communément un zombie ? Vous savez, ces créatures humanoïdes, normalement mortes et qui n'ont qu'une seule envie, vous bouffer la cervelle. De plus en plus dans les médias, on assume de moins en moins le choix des principaux protagonistes horrifiques de notre histoire. Il est vrai qu'aucune loi, aucune règle n'a été édictée sur le nom que l'on doit donner à ces créatures, et puis comme le dit Max Brooks au début de son Guide de Survie en Territoire Zombie : "Zombies, goules, somnambules - appelez les comme vous voudrez." Comme s'il avait pris connaissance du débat qui a lieu lorsqu'il s'agit du nom exact de ces morts-vivants, et qu'il dressait un gros doigt signifiant "On s'en fout du nom, après tout c'est pas ça qui importe !"
  Serait-ce pour ne pas faire comme la concurrence que l'on décide de changer de nom à chaque fois qu'un de ces infectés/fondus apparaît dans une œuvre ? Apporter une touche de fraîcheur dans ce paysage culturel où se bousculent des millions de morts ? Décider d'être original au milieu de tout ça alors que, ben en fait le traitement est le même, ce n'est généralement pas très différent d'une œuvre à l'autre, et à ce jour aucune œuvre, si ce n'est Warm Bodies, n'a traité le zombie différemment que les autres œuvres, et ça malgré les noms d'oiseau qu'on peut leur donner.

Coup-Critique - Hunger Games - La Révolte : Partie 2

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  La saga Hunger Games est l'une des sagas les plus populaires de ces dernières et la plus représentative de ces nombreuses tentatives d'adapter des œuvres littéraires destinées aux ados au cinéma. Après deux volets d'une qualité croissante, le tout est vite retombé avec un troisième volet qui, s'il avait des qualités, n'en avait pas suffisamment pour être considéré comme l'égal de ses aînés. Et donc, de façon tout à fait inaperçue, sort l'ultime volet de la saga, qui doit clore en beauté celle-ci, mais comment clore une épique saga... avec un pétard mouillé ?

  Katniss reprend lentement ses esprits après l'agression de Peeta, alors que Panem mène une guerre à grande échelle visant soit à faire chuter Katniss de son rôle de figure révolutionnaire, soit à détruire le gouvernement mené par le président Snow. Décidé à mettre fin aux jours de celui-ci ainsi qu'aux Hunger Games, notre héroïne, entourée d'un petit groupe de rebelles, décide de mener une opération visant à le tuer. Pendant ce temps, notre cher bâtard - Snow, tout ça - décide de doter le Capitole de nombreux pièges comparables à ceux trouvés dans les arènes des Hunger Games, la rébellion en devenant alors la 76ème édition.

  Les trois premiers films, peu importe leur qualité, faisaient monter une tension constante durant toute l'histoire, de par les enjeux et les différents twists importants. Toutefois, rien ne sert de faire monter la tension si c'est pour tout relâcher d'un coup, dans un immense PLOF de déception. Les enjeux, durant toute l'aventure, étaient réels. Il y a eu des morts, de nombreux morts, et finir sur cette conclusion, bah et c'est un peu dommage. Le film n'est pas un pétard mouillé parce qu'on s'attendait à qu'il soit explosif et qu'il ne l'est finalement pas, mais plus parce qu'ici le climax, le point culminant du film, est complètement naze. Dans le sens où c'est lorsque la tension est à son paroxysme que celle-ci se relâche pour laisser place à une succession d'évènements prévisibles et bordéliques dans leur traitement.

  Ce quatrième volet d'Hunger Games, suite à une promotion qui est passée inaperçue, n'est pas aussi décevant que le 3ème opus, mais il possède une fin bien trop expédiée pour la considérer comme une vraie conclusion. Rajouter quelques minutes en plus n'aurait pas été un mal, au contraire, rien que ces 2h10 de film sont passés sans problèmes, mais dans le cas présent, bah ce final est un bien beau gâchis. Hunger Games ne sera pas une saga qui restera dans l'histoire du cinéma, contrairement au premier, qui est d'ores et déjà considéré comme un film culte, de par la qualité inégale des épisodes et le traitement apporté à son final. Mais cela peut reste une série de film à se regarder quand on a le temps. Et rien que ça, déjà, c'est un bon point.

Visionné le 22 novembre 2015

Spoilers #4 - The Breakfast Club (1985)

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  Rappelez-vous La Folle Journée de Ferris Bueller, ce film excellent sur beaucoup de point. J'avais alors fait allusion à un certain film baptisé The Breakfast Club. Maintenant, remémorez-vous WarGames, le film qui parle du nucléaire avec des jeux-vidéos et Matthew Broderick, j'avais alors encore une fois fait référence à ce fameux The Breakfast Club. Il serait désormais tant de savoir pourquoi je porte ce film si haut dans mon estime, vous ne pensez pas ?

  Un samedi quelconque, 5 adolescents se retrouvent en retenue, pour des raisons alors inconnues. Ces 5 personnages sont tous très différents, ainsi nous avons Andy, dit le sportif, Brian, le cerveau, John, le rebelle, Claire, la fille à papa, et Allison, la détraquée. Ces 5 adolescents, qui ne se fréquenteraient jamais dans d'autres situations, sont alors obligés de se côtoyer et d'écrire une dissertation, avec comme sujet "Qui pensez-vous être ?", et ce sous l'ordre du tyrannique Richard Vernon. Apprenant alors à se connaître, on se rend rapidement compte que ces 5 ados, que tout semble opposer, sont très semblables en bien des points.

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Vous rappelez-vous de cette scène dans Scrubs, faisant très clairement référence à la fin du film ?

  Toutes les personnes étant nés dans les années 80 ou avant ne peuvent pas ne pas connaître ce film. C'est le film culte de toute une génération, pour beaucoup c'était la vision de leur propre scolarité qui se reflétait dans ce film, et ça déjà, c'est un bon point. Ce film a compris son époque, et plus particulièrement les jeunes de l'époque. John Hughes n'est pas un vieux con, voulant démontrer que si l'on ne travaille pas à l'école on n'obtiendra rien, au contraire, c'est limite accessoire. Ce que nous montre Hughes c'est ce que l'on peut apprendre à l'école sans pour autant que ce soit de l'arithmétique ou de la physique. Il porte ainsi un regard bienveillant sur les jeunes des années 80, les difficultés dans leur vie sociale, avec leurs parents, etc... Tous ces problèmes, il les traite très efficacement, et c'est l'une des qualités de The Breakfast Club : il n'y a aucune baisse de rythme. On est rapidement emportés dans tous les événements se déroulant durant cette retenue, on s'attache aux personnages lorsque l'on comprend leurs motivations et les raisons qui les pousse à faire ce qu'ils font. Je ne pense pas que la tirade finale ne soit dirigée qu'envers M. Vernon, elle est dirigée vers la société qui essaie de nous faire rentrer dans le moule, à nous formater pour finalement qu'on soit tous identiques.

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Cette scène, vous l'avez sûrement tous déjà vu.

  The Breakfast Club est, n'en déplaise à SensCritique, un film culte, ça c'est indéniable. Mais il faut comprendre pourquoi il est culte. Il a fait comprendre que peu importe ce que l'on est, il faut simplement s'accepter. Qu'importe nos différences, le plus important n'est pas notre statut sociale ou encore comment les autres nous voient. Après tout, on fait tous partis du Breakfast Club.

Coup-Critique - 007 Spectre

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  La saga des James Bond est pour moi quelque chose de tellement grand qu'il faut avoir vu la totalité de ses composants pour la comprendre. Toutefois, c'est en tant que novice - n'ayant que Dr. No, GoldenEye, Casino Royale et Skyfall à mon actif - que je m’apprêtais à voir ce Spectre, avec beaucoup d'appréhension, certes, mais également beaucoup de doutes, vu que j'ai de nombreuses fois lu que ce film-ci aurait de nombreux liens avec le reste de la saga. Et bien Nom de Zeus !

  Bond participe à une mission à Mexico pour M, de façon posthume, visant à éliminer Marco Sciarra, un méchant pas beau cherchant à détruire un stade. Suite à cet évènement, qui causa la destruction de nombreux bâtiments - et une scène totalement invraisemblable en hélicoptère, il est mis hors course par M alors que celui-ci affronte de façon métaphorique C - appelé Moriarty dans le métier - qui veut fermer le programme double-zéro à tout jamais, désirant remplacer celui-ci par des drones. James Bond, qui s'en bat les steaks de tout ça, est tourmenté par la bague trouvé sur Sciarra, il commence alors à enquêter et fait ainsi ressortir de vieux dossiers, autant personnels que professionnels.

  J'ai globalement aimé le film, c'est même mon second Daniel Craig préféré. Toutefois, il n'est pas exempt de défauts, et des défauts qui, si vous y êtes réceptif, peuvent très facilement vous gâcher le plaisir de regarder le film. Avant de passer et ces points négatifs, il faut dire que le film propose quelques scènes intéressantes, et le générique est d'excellente qualité et putain de magnifique. Le jeu d'acteur est loin d'être désagréable, même si Craig semble vraiment s'ennuyer dans son rôle et Seydoux fait un désagréable mélange de surjeu et de jeu mou, fade, mais cela est vite rattrapé par Christoph Waltz et Ben Whishaw, Q donc. Qui plus est, l'idée même de l'organisation tentaculaire se révélant être la cause de tous les soucis de James Bond depuis Casino Royale n'est pas inintéressant, cela aurait pu même être une bonne façon de conclure l'ère Daniel Craig de la saga, car après Skyfall, il est plutôt compliqué de reprendre sur cette lancée.
  Et c'est justement là mon principal reproche. Après Skyfall, qui cassait tous les codes, réinventant au passage le mythe Bond pour mieux se l'approprier, on revient dans Spectre à une construction plus académique. En gros, c'est un film qui suit à la lettre la recette pour faire un bon 007, rajoutant au passage une pléthore de clins d’œils destinés aux fans de la série que j'ai, tant bien que mal, tout de même compris. Le problème avec Spectre n'est pas que c'est un mauvais film James Bond, mais justement que c'est trop un film James Bond. De par sa construction, de par le manque de surprise, comme les quelques gros twists que l'on voit venir ou encore la scène entre Craig et Seydoux qui est aussi très prévisible. En fait, Spectre est un film James Bond, et c'est ce qui le mena à sa perte.

  Spectre est loin d'être un mauvais film, c'est même tout le contraire. Moi même j'ai énormément aimé le film et le considère aisément comme l'un de mes James Bond favori. Toutefois, avec sa construction académique, et donc son scénario prévisible, Spectre n'a pas subi un traitement à la hauteur de ses ambitions. Est-ce qu'il faut aller le voir ? Largement. Mais ne vous attendez pas à voir du Skyfall.

Visionné le 11 novembre 2015

COMING-SOON

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J'ai besoin d'un seau à caca.

Not Afraid

  Cela fait trois fois que je réécris cet article, ne sachant pas vraiment quoi dire tant tout a déjà été dit. Apporter une pierre à une édifice, surtout ce genre d'édifice, ne sert à rien, surtout lorsque le message transmis peut se résumer à "N'ayez pas peur !", "Tout mon soutien aux parisiens" ou encore "Pas d'amalgames !"
  Et c'est donc en écoutant le dernier album d'Eminem que je vais vous transmettre de la putain de bonne humeur ! Tout du moins en essayant. Car ouais, les terroristes - et non pas djihadistes, c'est tout sauf le djihad qu'ils font - nous ont peut être fait mal vendredi soir, ils nous ont également fait mal en début d'année, pourtant on est encore là. C'est qu'une épreuve à surmonter, et - pour tomber dans le cliché - nous la surmonterons ensemble. La minute de silence d'aujourd'hui fut d'ailleurs touchante en ce point. J'ignore si c'est le fait d'être au lycée qui fait ça, donc la maturité, mais cette minute de silence fut beaucoup plus respectueuse que celle de Janvier, sur bien des points. Comme toujours j'ai versé ma larmichette, faut pas déconner...
  Mais, plus sérieusement, ce qu'il s'est passé est réellement horrible. Mais ne vous empêchez pas de sortir pour autant, ce serait franchement dommage que Charlie ne nous ait rien appris là-dessus. Avoir peur est normal, totalement, même moi j'ai commencé à avoir peur durant mes cours ce matin. Pourtant, se priver des plaisirs qui font que la vie est belle - imaginez alors des papillons qui volent - serait vachement con, surtout dans cette situation.
  J'ai alors apporté une pierre à un édifice bien difficile à consolider. Que cet article ne vous ait pas plus, que vous le trouviez mal écrit ou bien sans intérêt, irrespectueux, je m'en fous. Je crois qu'on a plus important à gérer, non ?

Spoilers #3 - WarGames (1983)

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  Les années 80 sont de véritables mines d'or pour les cinéphiles, car c'est à cette époque que de grandes sagas comme Back to the Future, Star Wars (Je sais que le premier volet date de 77, mais chut), Terminator ou encore Mad Max (79, chut). On note aussi une petite flopée de films "indépendants" de quelconques sagas, comme celui dont on va parler.

  David Lightman est un adolescent lambda qui a comme passion les jeux-vidéos et son ordinateur, avec celui-ci, il n'hésite pas à pirater la base de donnée de son lycée pour changer ses notes. Un jour, l'envie lui prend de pirater un concepteur de jeux-vidéos pour ainsi obtenir leur(s) dernier(s) jeu(x) en avant-première. Seulement, il ne se doute pas qu'il est, réalité, rentré en contact avec le WOPR, un super-ordinateur crée par le gouvernement pour prévenir une attaque nucléaire venant de l'URSS. Lançant ainsi et par mégarde une simulation, il crée la panique et vient d'hypothétiquement déclencher le prélude à une 3ème Guerre Mondiale.

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À ceux qui se demandent d'où m'est venue l'envie de voir ce film, vous avez votre réponse.

  La semaine dernière, je vous parlais, dans le plus grand des calmes, de La Folle Journée de Ferris Bueller, un film des années 80 désormais culte avec notre cher Matthew Broderick national - si on était américains - en tête d'affiche. On le retrouve ici, une fois encore, avec son talent naturel, dans une interprétation tout en justesse. À aucun moment il ne faiblit dans cette interprétation d'un geek des années 80, toujours au mieux de sa forme. Il porte le film, clairement, il est même la force de celui-ci. Mais ce n'est pas pour autant que le reste du casting n'est pas convaincant. Dans le rôle de Jennifer, la "petite-amie" de David, nous retrouvons ainsi Ally Sheedy, qui a également joué dans The Breakfast Club dont il faudrait que je parle un jour bordel de merde, qui, malgré une interprétation assez bonne, a une VF dégueulasse, et John Wood dans le rôle du mentor, si je puis dire, de David, Stephen Falken, qui arrive à convaincre avec son rôle de vieux scientifique tout chelou et fan de Jurassic Park.
  Watchmen n'était pas encore sorti qu'une œuvre cinématographique, et grand public qui plus est, parlait déjà de la peur du nucléaire et de la conséquence de celui-ci sur la population mondiale. Le film peut certes paraître daté à quelques moments, mais le sujet centrale du film, son cœur même, est encore et toujours d'actualité. WarGames, tout en étant un thriller divertissant, est une véritable œuvre anti-guerre, et la fin n'en est que plus criante, même si la dernière réplique - culte - fait un peu forcée, sorte de résumé de la morale du film.

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Devinez quoi, les deux personnages finissent ensemble à la fin du film. Et en fait c'était prévisible depuis le début du film.

  WarGames, tout en étant un pur produit des années 80 dans son esthétique, est en avance sur bien des points. En s'affranchissant de tous les clichés de l'époque sur les fans d’ordinateurs et en proposant ainsi un thriller de science-fiction plus que correct, le film permet une meilleure approche sur la peur de la population face au nucléaire, peur encore d'actualité. Véritable œuvre anti-guerre, cela reste un film tout public et un divertissement sympathique, à voir absolument, n'en déplaise à SensCritique.

COMING-SOON

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  C'est bien ce que vous croyez. Et ça va chier.

Hitek #8 - Les Inhumains, pourquoi pas ?

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  Si jamais certains s'inquiétaient de mon absence sur le site qu'est Hitek.fr, ne cherchez plus, me voilà ! Enfin bref, me voici de retour et avec mon équipe de super-héros favorite. Je suis très content ce cet article, déjà il a plutôt bien fonctionné - 18 étant le nombre en moyenne de réactions sur mes articles de l'époque - et puis les commentaires sont tous vraiment intéressants et pas si différents de ce que je m'imaginais à la base - les corrections, les types qui approuvent, etc... Et puis cela change vraiment de ce que j'écrivais à l'époque, ça fait réellement de bien. Je veux dire, depuis l'article sur New Avengers, une routine s'est installée, celle de faire l'historique de chaque comics dont je parlais. Et si cela pouvait être captivant à lire, je trouvais que cela manquait cruellement de personnalité, je piochais des infos sur Wikipédia - car je n'ai jusqu'à présent ni la science infuse ni un doctorat en comicsologie - que je remaniais pour que cela colle à mon "style" et puis basta. Pour le coup j'ai réellement apprécié d'écrire cet article, et j'espère prendre autant de plaisir à écrire le prochain, après tout plus que deux et j'ai mon cadeau !
  Sur ce, je vous laisse le lire, le lien est ici, et donc j'espère que vous l'apprécierez !

  Avant toute chose, je pense publier deux articles assez spéciaux. Premièrement, le premier Coup-Critique Spécial de la nouvelle version. Je ne vous dis pas de quel film je vais parler, mais croyez-moi que l'article va être assez gros si mes notes sont représentatives de la réalité. Pour expliquer vite fait ce qu'est un Coup-Critique SP, c'est un Coup-Critique normal mais soit sur un film que j'ai vu dans une condition différente de celle d'une salle de cinéma - à la télé ou par téléchargement - soit un film que j'ai vu lors d'une soirée spéciale - comme le SP sur le marathon Hunger Games. Aussi, pendant que j'y suis, deux Coup-Critique vont arriver et un Hors-Série est en préparation, mais je pense y revenir.
  Aussi, il y aura un HS Critical-Series, sur un truc qui me tient réellement à cœur et que j'ai vraiment apprécié à suivre, dont je vous reparle bientôt. Bon, moi, je vous dis A+ !

#14 Critical-Series - Doctor Who Saison 8

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  Malgré le fait que Doctor Who et moi soit une grande histoire, cela fait quelques temps déjà que je me dis "Ouah, c'était mieux avant". La saison 6 m'a assez déçu, et la 7ème, malgré une première partie excellente, a eu du mal à me convaincre. Pourtant, tout y était, un Docteur cool, des compagnons sympathiques, mais c'est au niveau du scénario que le bas blesse. Beaucoup trop alambiqué, sans réelle conclusion, je me demandais honnêtement ce que Moffat foutait avec ses scénar' ! Et puis vint le Jour du Docteur, Ô grand jour que fut celui du Jour du Docteur. Je repris rapidement espoir après cet épisode et je recommençais à suivre les aventures du Docteur avec passion. Plus qu'une étape, et adieux Smith, bonjour Capaldi !

  Le Docteur, suite à sa régénération sur Trenzalore, se retrouve on ne sait comment dans la gorge d'un dinosaure apparaissant en plein centre de Londres. Le Docteur est différent, il a changé de visage, et ça, Clara a du mal à l'accepter. Le principal concerné aussi, a du mal, et ce parce qu'il a déjà vu ce visage, mais ne sait pas où, alors que nous, fan, si. Au même moment, un robot bizarroïde s'amuse à tuer des gens pour récupérer des parties de leur corps afin de se reconstruire et d'atteindre la Terre Promise.
  D'un autre côté, le Docteur vient d'apprendre que sa planète natale, Gallifrey, est encore existante, paumée dans un coin de l'espace et du temps,

  Cette saison, via les nombreux trailers, s’annonçait beaucoup plus sombre que la série d'origine, avec un Docteur se remettant de nombreuses fois en question et n'hésitant pas à tuer ses adversaires. Un Docteur qui, suite à ce qu'il a vécu, pose des questions quant à sa condition de soldat et de meurtrier. Ça, c'est ce qui était annoncé, mais sur le papier, c'est presque pareil. On aurait pu imaginer que le Docteur ait perdu de sa superbe, qu'il soit sombre à un point où on ne le trouve plus attachant, ce n'est pourtant pas le cas. Car il ne tue ses adversaires que lorsqu'il n'y a pas d'autres solutions, et cette réflexion revient de nombreuses fois, est-ce que le Docteur n'est qu'un soldat parmi tant d'autres ? Est-ce un héros ? Et bien il vous répondra que ce n'est qu'un imbécile.
  La principale qualité de cette saison, si vous ne l'avez pas deviné, c'est qu'elle est plus focalisée sur le Docteur, sa psychologie, que sur ses différentes aventures. Mais ce n'est pas le seul personnage qui est censé avoir un traitement particulier, n'est pas, CLARA OSWALD ? "Tan, tan, tan !" Lors des premiers épisodes, elle me dérangeait vraiment, car j'avais vraiment l'impression qu'elle n'existait que pour les relations amoureuses qu'elle entretenait avec des personnages plus ou moins secondaires - non parce que Danny Pink est tout sauf un personnage principal, qu'on soit bien clairs. Et au bout du compte ? Ben c'est un peu le cas. Un peu car jusqu'aux derniers épisodes elle ne servait qu'à ça. Et là BAM! Spoiler, Danny Pink meurt. Clara et Danny deviennent alors le moteur de ce double-épisode, Clara car sans elle l'épisode n'aurait pas lieu - Big Up au truc qu'on doit balancer dans la lave - et Danny car sans lui la conclusion n'aurait pas lieu.
  Au niveau de l'intrigue, ça va, c'est cool. Elle reste présente tout le long de la saison, mais n'est pas trop visible, n'est pas l'élément qui nous pousse à regarder, ce qui est dommage. Cette idée de Terre Promise est l'un des trucs qui me manquait le plus dans Doctor Who. Dans plusieurs épisodes, on a cette idée d'expliquer des trucs que l'on comprend pas - comme dans Listen, dont il faudrait que je parle - et cette idée, je l'avais un peu perdu, on ne l'a plus trop revu. Et avec l'intrigue de la Terre Promise, on revient aux bases : y a-t-il une vie après la mort ? Et la réponse est oui, sauf que ce n'est pas fini, et que je vous ai déjà assez spoilé comme ça. Mais l'intrigue est d'autant plus intelligente qu'elle fait revenir le Némésis du Docteur, le Maître, et que c'est en lien direct avec l'intrigue de la recherche de Gallifrey, assez peu présente durant toute la saison.

  Verdict : Si cette saison a, comme toutes les autres saisons, des hauts et des bas, il est indéniable qu'elle signe le retour du Docteur comme on l'aime. Avec un Capaldi au sommet de son art et à la personnalité bien trempée, cette nouvelle mouture propose quelque chose de nouveau et rafraîchissant dans l'univers du Seigneur du Temps. Qui plus est, le changement flagrant de ton de la série pourrait nous promettre quelque chose de mature par la suite, et une intrigue avec de réelles enjeux.

Spoilers #2 - La Folle Journée de Fellis Bueller (1986)

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  John Hughes fait parti de ces réalisateurs typiques d'une génération, dans le cas présent fin 80, début 90. Ayant popularisé les teen movies, il n'en réalisa que très peu, la plus grande partie de sa filmographie se trouvant être en tant que scénariste. Toutefois, avec son 4ème film réalisé, Hughes marqua les esprits d'une génération entière.

  Ferris Bueller est un ado ordinaire des eighties. Il a une petite-amie qu'il aime, des parents qui l'aiment, un ami fidèle et une assez grande popularité - même trop grande - à Chicago. Et sa passion, c'est de sécher les cours, le film s'ouvre donc sur Ferris qui, par je ne sais quel hasard, décide de ne pas aller au lycée aujourd'hui. Cela fera alors 10 absences, 10ème absence qui sera sa dernière puisqu'au delà il risque d'élever des soupçons, même si M. Rooney en a déjà quelques uns. Voulant profiter de sa dernière possibilité de faire l'école buissonnière, il décide d'emmener son ami Cameron et sa petite amie Sloane dans une virée en plein Chicago dont ils se souviendront, tout ça alors que sa sœur Jeanie et Rooney, le principal, essaient de le coincer et que la ville entière le pense à l'article de la mort.

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Bonjour, je pète la classe.

  La Folle Journée de Ferris Bueller peut faire couler beaucoup d'encre, et avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais parler des acteurs. Et si je n'ai rien à dire sur Alan Ruck ou encore Mia Sara, croyez-moi qu'avec Broderick, c'est une longue histoire. Il signe ici, à l'instar de Hughes, son quatrième film. C'est alors un acteur assez jeune, et croyez-moi lorsque je vous dis que son jeu d'acteur est excellent. Il parvient à rendre un ado tête brûlée attachant de façon assez surprenante. Cela est aussi dû aux fréquents brisages du 4ème mur, qui permettent une confrontation directe avec le héros. Et l'esthétique est assez eighties, la chambre de Ferris en est un bon exemple ou les tenues en général, et même sans ça il n'est pas compliqué de deviner à quelle décennie appartient cette œuvre, car le scénario en lui-même fait très années 80.
  Et le scénario est justement le point principal de ma critique. L'idée globale de celui-ci est ridiculement simple, c'est un peu le rêve que l'on a tous fait où l'on s'enfuit avec ses meilleurs amis de notre école pour simplement s'amuser, où l'on construit des stratagèmes farfelus pour faire croire à nos parents qu'on dort, où l'on doit éviter les profs à notre poursuite. Toute cette histoire baigne dans le simple rêve de gosse, et on ne lui demande pas plus.

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L'une des scènes les plus populaires du film, que Marvel ne se retiendra pas de parodier dans un numéro de Avengers Arena.

  Le rapprochement entre Ferris Bueller et The Breakfast Club - réalisé par Hughes également - peut rapidement être fait, tant les deux films sont assez similaires par leur approche de l'adolescence et de l'importance qu'accordent les lycéens aux études. Toutefois, les deux films sont également très différents, car si dans The Breakfast Club il s'agit de parler de la cohésion de groupe, on assiste, dans Ferris Bueller, à un passage à l'âge adulte pour nos héros, qui ne trouvaient jusqu'à présent aucune raison de grandir.
  Et puis comme le dit le héros "La vie passe tellement vite. Si tu ne t'arrêtes pour regarder autours de toi de temps en temps, tu pourrais la manquer." Et, n'en déplaise à SensCritique, j'ai pris le temps de regarder La Folle Journée de Ferries Bueller, et j'ai aimé !

Novembre 2015 - Le mois du Docteur

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  Que ouïs-je ? Un nouveau mois du Docteur ? Mais n'était-ce pas déjà passé ? Et bien non, car comme un relaunch post-Secret Wars, on recommence tout depuis le numéro 1, ce qui explique ce changement bouleversant pour ton existence. Pourquoi le mois du Docteur ? demandes-tu, toi, pauvre créature inoffensive. Et bien car, comme tu le sais, le Docteur est né sur nos écrans le 23 novembre de il y a longtemps. Qui plus est, le nouveau Critical-Series porte sur la 8ème saison, comme le laisser présager le dernier Coming-Soon, quoi de plus logique que ce soit alors novembre qui soit dédié au meilleur docteur de l'histoire des séries TV ? Ce point-ci sera légèrement différent des autres, en effet ce sera un bloc plutôt conséquent, et ce dû au récent reboot du site. À partir de Janvier, lorsque toutes les catégories seront dont opérationnelles, on reviendra aux bons vieux points des familles !

  • Comme vous le savez le prochain Article portera sur la totalité de la saga Assassin's Creed, sortie toujours prévue le 24 décembre dans la matinée.
  • Il risque d'y avoir un petit hors-série bientôt, mais je ne vous en dis pas plus. (Voir section consacrée aux Critical-Series)
  • Pour les Coup-Critique, les choix sont désormais plus vastes, étant en possession d'une CARTE PASS *bruits d'éclairs*. Toutefois, si je dois faire une sélection, ce sera A Vif (04 novembre), 007 Spectre (11 novembre), Hunger Games : La Révolte - Partie 2 - espérons-le meilleur que le 3ème opus - (18 novembre), Docteur Frankenstein, Jane Got a Gun, Le Voyage d'Arlo et Strictly Criminal (25 novembre).
  • Pour les Critical-Series, il se peut qu'un nouveau Step by Step sur The Big Bang Theory sorte, ainsi que deux sur Doctor Who, mais après le Critical-Series sur la saison 8. Un autre SbS serait alors en projet, mais il s'agira peut être d'un Hors-Série, je ne sais pas encore.
  Bon, après ce cours petit programme, je vous laisse gaiement et vous embrasse sur les grosses lèvres. A+ !

Spoilers #1 - The Social Network (2010)

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  Ayant connu un succès critique et commercial assez retentissant à sa sortie, The Social Network est devenu un quasi-indispensable de nos jours, le genre de film qu'il faut absolument voir si l'on veut briller en société. Et si c'est le genre de chose qui me débecte au point de me faire vomir mes tripes sur mon clavier rien qu'en l'écrivant, il n'empêchera pas que c'est quand même un très bon film.

  Mark Zuckerberg est étudiant à Harvard lorsqu'il se fait plaquer par sa copine, Erica. Ivre et assez énervé, il décide de programmer un site internet permettant de classer les filles de différentes facultés selon leur torridité, grâce à un algorithme fourni par son meilleur ami Eduardo, tout en commentant ses faits et gestes sur son blog. En à peine 2 heures, le site, Facemash, obtient 22 milles visites, faisant crasher au passage le réseau de l'université. Repéré, grâce à ce coup de maître, par Tyler et Cameron Winklevoss - on remerciera Wikipédia pour l'orthographe - ainsi que Divya Narendra, ils insistent pour que Zuckerberg les aide à concevoir leur projet de site internet, The Harvard Connection, ou ConnectU. Après que celui-ci ait accepté, il développe parallèlement à cela son propre projet de site internet TheFacebook, juste Facebook par la suite, avec son bro Eduardo, qui obtiendrait alors 30% en tant que directeur financier. Mais l'arrivée soudaine de Sean Parker risque de faire basculer l'amitié des deux personnes, et pas du bon côté de la balance.

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Équation bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

  Tout le monde connaît ce film, et honnêtement en parler aujourd'hui reviendrait à rajouter ma pierre à un édifice déjà conséquent. Toutefois, il est intéressant de savoir précisément ce qu'une personne a aimé dans un film. Cela pourrait être les acteurs, composés de poids lourds en tête d'affiche - Jesse Eisenberg et Andrew Garfield - ou bien la direction de ceux-ci, qui est Spielbergienne. Je pourrais encore citer la BO, qui fout une claque tout en sachant rester discrète, ou du scénario très bien écrit. Toutefois, et si le point suivant est en grande relation avec le scénario, ce n'est rien de tout ça.
  Ce film n'est pas une fiction, tout du moins en grande partie, je pense que quelques éléments ont été rajoutés pour rendre l'histoire plus intéressante et "palpitante" pour le spectateur. Une fois qu'on a ça en tête, ça fait l'effet King of Kong. Certes, ce n'est pas comparable, parce que comparé à ça The Social Network est une reconstitution, mais une reconstitution réaliste. On perd toute notion de bien et de mal, tant les agissements de chaque personnages sont compréhensibles et, parfois, acceptables. La déchirure qu'il y a entre Eduardo et Mark est puissante, marquante, on comprend comment tout a basculé et on a de la peine pour les deux personnages. Certes au début nous avons plus de pitié pour Eduardo, son meilleur ami l'a trahi, mais rapidement la pitié s'installe dans les deux camps, faisant comprendre que tout ceci n'était qu'un concours de circonstance.
  Oh, et avant toute chose, l'utilité de Rashida Jones dans la prise de conscience de Zuckerberg est magistrale. Et oui, je parle d'elle parce qu'elle a joué Ann dans Parks and Rec, et je t'emmerde.

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J'aimerais devenir PDG juste pour avoir une carte comme ça.

  En conclusion, oui The Social Network est un film comme on en fait tous les 42 ans, les soirs de pleine lune après le sacrifice de trois chèvres et d'une pile de bouquins Twilight. C'est une grande réussite, n'en déplaise à SensCritique. Le casting est à la hauteur du concept même du film, à savoir grandiose, et le scénario reste maîtrisé et putain de bien écrit ! En bref, un indispensable !

The Big Bang Theory Saison 9 - Episode 1 : The Matrimonial Momentum

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  Si j'aime énormément The Big Bang Theory, c'est, et je l'ai déjà dit, grâce à sa faculté à proposer de la nouveauté tout en gardant un concept à priori basique. Et, tout le monde le sait, lorsque l'on ne peut changer le concept, c'est les personnages qui sont alors différents. La saison 9 pointant le bout de son nez, revenons donc sur le premier épisode de celle-ci. Attention tout de même, je vais énormément spoiler, donc regardez l'épisode en question avant, c'est conseillé.

  Qu'est qui s'est passé dans la dernier saison ? Pour vous rafraichir la mémoire je vais donc énumérer les quelques éléments importants qu'il faut retenir pour parfaitement comprendre les tenants, et surtout les aboutissants, de cet épisode. Si vous suivez la série depuis au moins trois saisons (c'est un minimum), la relation maintenant durable entre Penny et Leonard, ainsi que celle un peu plus étrange entre Sheldon et Amy, ne vous sont pas inconnues. Pour les enfants présents dans l’assistance, il faut savoir que, dans les séries, lorsque les personnages sont le moteur de cette dernière, il est important de les développer tout autant que leur relation. Ah oui, et il faut savoir que dans la vie réelle, quand deux personnes s'aiment beaucoup, avant de faire un bébé, elles se marient, même si l'inverse se produit mais la culture populaire veut que ce soit le cas.
  Et donc, Leonard et Penny étant les principaux personnages du show, et étant deux personnes qui s'aiment beaucoup, ont décidé de se marier - Yeah yeah, woop woop - à la fin de la saison 7, passant ainsi la saison 8 fiancés. Et comme il faut toujours un twist pour relancer l'intérêt que porte un spectateur à une série, et ainsi le pousser à regarder la saison suivante, le dernier épisode de ladite saison nous les montre partant tout heureux à Vegas pour être ainsi unis par les liens sacrés du mariage. ET PENDANT CE TEMPS Sheldon va pour appeler sa petite amie Amy sur Skype, celle-ci boudant légèrement la vitesse à laquelle va leur relation. Cependant, ce vil fripon à une autre idée derrière la tête, à savoir développer la relation qu'il entretient avec Amy ! à savoir demander Amy en mariage ! Sauf que "comme il faut toujours un twist pour relancer l'intérêt que porte un spectateur à une série, et ainsi le pousser à regarder la saison suivante" celle-ci décide de faire un break, au grand dam de Sheldon.

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"Well Gollum, you're an expert on rings. What do I do with this one ?" I'M CRYYYIIING

  L'épisode se lance donc sur la scène de fin de la saison 8, celle qui m'a fait apprécier cette saison plus que les autres, avant d'enchaîner sur Leonard et Penny qui sont sur le point de se marier à, je vous le donne en mille, Vegas. Sheldon appelle donc ce dernier en vitesse, ce qui donne lieu à un passage que je trouve hilarant pour une raison qui m'est inconnue :
"-Vous êtes mariés ?
-Pas encore, pourquoi ?
-Alors annule tout !"
  Je pense que tout le comique de la scène provient du fait que Sheldon, cet être connu pour être asexué, donne une opinion très brève et révélatrice sur les femmes, puisque celles-ci sont, je cite, "les pires" et "pire qu'une feuille de papier. Aucune ne m'a autant blessé." Le côté "révélateur" provient du fait que l'on est habitués à trouver Sheldon en tant qu'être sans sentiments et que la seule chose qui pourrait le blesser pourrait être une feuille de papier, seulement le fait que sa "rupture" avec Amy le touche autant montre, et là je reviens à ma critique de la saison 8, une réelle progression, une évolution flagrante du personnage entre la première saison - froid et ne montrant aucun intérêt pour le sexe opposée - et la dernière en date - se trouvant être de plus en plus amical et compréhensif auprès de ses compagnons tout en étant amoureux d'Amy.
  La scène n'est pas pour autant finie, puisque Leonard prévient sa fiancée qui s'empresse d'appeler Amy. On a alors droit à un double-appel mélangé à une quadruple discussion interposée, ouais je viens d'inventer le terme et attends-toi à ce que je le définisse... maintenant. Sheldon discute avec Leonard, qui est alors avec Penny. Chacune des paroles prononcées par cette dernière sont entendues par Sheldon, qui répond alors quelque chose - ce quelque chose étant soit sarcastique soit juste très drôle et dans l'esprit du personnage. Qui plus est, comme ils sont au téléphone, aucun des deux personnages ne peut voir les réactions de l'un ou de l'autre, contrairement à nous spectateur. Lorsque Sheldon dit "Si je parle de sortir avec une autre fille, lève les yeux au ciel comme je fais avec toi lorsque tu dis une sottise." ; remarque anodine et dans l'esprit du personnage, si cette dernière n'était pas suivie d'une autre réplique de Leonard ("Ce n'est pas parce que tu traverses une sale période avec Amy que ça signifie que [toutes les filles] sont horribles"), que Sheldon interprète alors comme une sottise. Et là, toi au fond de la salle, si tu as bien écouté, que se passe-t-il lorsque Leonard dit une sottise ? En effet Sheldon lève les yeux au ciel, bravo pour ta perspicacité, tiens, un cookie. Ce dernier élément est en opposition, mais aussi en accord parfait avec toutes les répliques qui composent cette scène, et croyez-moi lorsque je vous dis que cette dernière est entièrement du même acabit. Pour continuer, Amy étant désormais au bout du fil avec Penny, Sheldon peut alors entendre tout ce que dit Penny à Amy, et ce de façon plutôt claire car il réagit à quasi-chaque phrase de la blondinette. Ainsi, tout ce que dit Amy donne droit à une réponse de Penny, et donc à une remarque de Sheldon, que Leonard s'empresse de contester, ce qui donne alors droit à une interaction entre lui et Penny. La boucle est bouclée.

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Et ça personne ne l'a remarqué, mais il a changé de t-shirt entre l'épisode 08x24 et l'épisode 09x01. On m'appelle Michel dans le métier.

  Cette scène d'introduction montre une chose qui reste dans la droite lignée de tout mon argumentaire depuis le début de cet article. Nous avons d'abord vu que Sheldon avait évolué, et étant le centre de cette série, on peut également imaginer que le reste du cast a également progressé dans leur psychologie. Raj' se sortira-t-il de cet aspect fils à papa qui le caractérise depuis le début de la série ? et Howard de cet aspect pervers ? Leonard parviendra-t-il à tenir tête à Sheldon quant à son emménagement avec Penny ? et Sheldon serait-il devenu plus compréhensif ? Et Amy, est-ce qu'elle continuera d'être totalement insupportable et coincée ? Rien n'est sûr, et c'est ce qui fait que cette saison est celle des changements. L'humour est de plus en plus maîtrisé, et les relations entre les personnages également. La série a su évoluer, et espérons que ça soit le cas durant toute la saison.

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Mais c'est qu'ils consomment leur mariage les petits saligauds !

  Bon, cet article est désormais fini, j'espère que vous avez aimé l'idée ! Je referais ces "Step by Step" lorsqu'un épisode marquant de telle ou telle série sortira, ce sera toujours intéressant. Enfin bref, je vous dis A+ !

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