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La virgule de Louis

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#15 Critical-(Web-)Series - Le Visiteur du Futur : Bilan

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  Si nous avions déjà voyagé dans le magnifique univers de web-séries via un article consacré à J'ai Jamais Su Dire Non - disponible ici - et un sur la Théorie des Balls - de nouveau disponible bientôt - mais également par l'intermédiaire de celui-ci, nous ne nous sommes jamais réellement penchés sur les deux cadors du genre : Noob - ça vient, ça vient - et, donc, Le Visiteur du Futur.

  Raph' est un jeune homme comme les autres lorsque débarque dans sa vie un mystérieux visiteur venu du futur, d'où le titre de la série. Si au début la présence de cet individu perturbateur semble le déranger au plus haut point, l'empêchant de pratiquer jusqu'à l'activité la plus anodine - jeter une cannette dans une poubelle, manger une pizza ou un Doowap -, il semble de plus en plus apprécier la présence de cet étrange personnage, et c'est avec son aide qu'il va empêcher la création de la Brigade Temporelle...

  Si la saison 1 suivait un cheminement classique, sans vraiment faire attention aux personnages mais en proposant un fil rouge captivant, la saison 2 suit quant à elle la règle dite de Whedon : "L'histoire au service des personnages" Car si celle-ci est bien plus captivante que la première, de par la différence au niveau des moyens mais également car elle s'intéresse pleinement aux personnages ! Et oui ! Tout en faisant évoluer la trame principal, on comprend de plus en plus la psychologie des personnages, leurs relations, l'évolution de celles-ci. Qui plus est, l'écriture permet de proposer des méchants pas vraiment méchants, et un final de qualité. La Brigade Temporelle revient de façon récurrente, jusqu'à être, à l'avenir, le principal enjeu de la série. À partir de la saison 2, le monde du Visiteur n'est plus qu'un simple petit truc paumé, non, c'est un univers cohérent possédant ses propres règles et ses enjeux. On comprend le fonctionnement de celui-ci instinctivement, et ce via les différentes explications dispersées ici et là.
  Toutefois, ce n'est qu'à partir de la saison 3 que de véritables enjeux se mettent en place, avec la révélation of the dead sur le Visiteur ainsi que la division du groupe des sauveurs du monde. On aurait pu penser la boucle bouclée, l'intrigue du Visiteur terminée avec une conclusion à tout cela et le Visiteur qui obtient enfin son titre de Sauveur qui lui revient de droit. Et c'était sans compter sur la 4ème et dernière saison en format WS, Néo-Versailles. Si les précédentes saisons développaient les personnages, si bien qu'à la fin le seul moyen de plus les développer était de suivre leur évolution durant la saison, celle-ci rajoutait de la matière à l'univers, au background, si vous préférez. On découvre ici un système monarchique assez bancal, mais qui parvient à maintenir le peuple en place, des complots politiques tout aussi bancals et, bien sûr, le besoin de reconnaissance évident du Visiteur. Il se décarcasse à sauver le monde sans que personne ne le sache, héros de l'ombre qui passe enfin sous la lumière des projecteurs. Et cette fin, cette fin qui boucle l'histoire, pour ainsi créer une succession d'évènements ramenant au début de la série. Ouah.

  La réalisation a évolué, tout comme le propos. Durant 4 saisons, François Descraques a crée un univers riche et complet qui n'a pas besoin de 300 spin-offs pour exister. Chaque saison apporte sa pierre à l'édifice, et chaque pierre ne fait que renforcer celui-ci, pour à la fin crée quelque chose de cohérent et qui se suffit à lui-même. Le Visiteur du Futur, du haut de son soi-disant amateurisme, parvient à captiver, et c'est bien ce qu'on lui demande. Alors regardez, parce que si ce n'est déjà fait vous manquez quelque chose.

#14 Critical-Series - Doctor Who Saison 8

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  Malgré le fait que Doctor Who et moi soit une grande histoire, cela fait quelques temps déjà que je me dis "Ouah, c'était mieux avant". La saison 6 m'a assez déçu, et la 7ème, malgré une première partie excellente, a eu du mal à me convaincre. Pourtant, tout y était, un Docteur cool, des compagnons sympathiques, mais c'est au niveau du scénario que le bas blesse. Beaucoup trop alambiqué, sans réelle conclusion, je me demandais honnêtement ce que Moffat foutait avec ses scénar' ! Et puis vint le Jour du Docteur, Ô grand jour que fut celui du Jour du Docteur. Je repris rapidement espoir après cet épisode et je recommençais à suivre les aventures du Docteur avec passion. Plus qu'une étape, et adieux Smith, bonjour Capaldi !

  Le Docteur, suite à sa régénération sur Trenzalore, se retrouve on ne sait comment dans la gorge d'un dinosaure apparaissant en plein centre de Londres. Le Docteur est différent, il a changé de visage, et ça, Clara a du mal à l'accepter. Le principal concerné aussi, a du mal, et ce parce qu'il a déjà vu ce visage, mais ne sait pas où, alors que nous, fan, si. Au même moment, un robot bizarroïde s'amuse à tuer des gens pour récupérer des parties de leur corps afin de se reconstruire et d'atteindre la Terre Promise.
  D'un autre côté, le Docteur vient d'apprendre que sa planète natale, Gallifrey, est encore existante, paumée dans un coin de l'espace et du temps,

  Cette saison, via les nombreux trailers, s’annonçait beaucoup plus sombre que la série d'origine, avec un Docteur se remettant de nombreuses fois en question et n'hésitant pas à tuer ses adversaires. Un Docteur qui, suite à ce qu'il a vécu, pose des questions quant à sa condition de soldat et de meurtrier. Ça, c'est ce qui était annoncé, mais sur le papier, c'est presque pareil. On aurait pu imaginer que le Docteur ait perdu de sa superbe, qu'il soit sombre à un point où on ne le trouve plus attachant, ce n'est pourtant pas le cas. Car il ne tue ses adversaires que lorsqu'il n'y a pas d'autres solutions, et cette réflexion revient de nombreuses fois, est-ce que le Docteur n'est qu'un soldat parmi tant d'autres ? Est-ce un héros ? Et bien il vous répondra que ce n'est qu'un imbécile.
  La principale qualité de cette saison, si vous ne l'avez pas deviné, c'est qu'elle est plus focalisée sur le Docteur, sa psychologie, que sur ses différentes aventures. Mais ce n'est pas le seul personnage qui est censé avoir un traitement particulier, n'est pas, CLARA OSWALD ? "Tan, tan, tan !" Lors des premiers épisodes, elle me dérangeait vraiment, car j'avais vraiment l'impression qu'elle n'existait que pour les relations amoureuses qu'elle entretenait avec des personnages plus ou moins secondaires - non parce que Danny Pink est tout sauf un personnage principal, qu'on soit bien clairs. Et au bout du compte ? Ben c'est un peu le cas. Un peu car jusqu'aux derniers épisodes elle ne servait qu'à ça. Et là BAM! Spoiler, Danny Pink meurt. Clara et Danny deviennent alors le moteur de ce double-épisode, Clara car sans elle l'épisode n'aurait pas lieu - Big Up au truc qu'on doit balancer dans la lave - et Danny car sans lui la conclusion n'aurait pas lieu.
  Au niveau de l'intrigue, ça va, c'est cool. Elle reste présente tout le long de la saison, mais n'est pas trop visible, n'est pas l'élément qui nous pousse à regarder, ce qui est dommage. Cette idée de Terre Promise est l'un des trucs qui me manquait le plus dans Doctor Who. Dans plusieurs épisodes, on a cette idée d'expliquer des trucs que l'on comprend pas - comme dans Listen, dont il faudrait que je parle - et cette idée, je l'avais un peu perdu, on ne l'a plus trop revu. Et avec l'intrigue de la Terre Promise, on revient aux bases : y a-t-il une vie après la mort ? Et la réponse est oui, sauf que ce n'est pas fini, et que je vous ai déjà assez spoilé comme ça. Mais l'intrigue est d'autant plus intelligente qu'elle fait revenir le Némésis du Docteur, le Maître, et que c'est en lien direct avec l'intrigue de la recherche de Gallifrey, assez peu présente durant toute la saison.

  Verdict : Si cette saison a, comme toutes les autres saisons, des hauts et des bas, il est indéniable qu'elle signe le retour du Docteur comme on l'aime. Avec un Capaldi au sommet de son art et à la personnalité bien trempée, cette nouvelle mouture propose quelque chose de nouveau et rafraîchissant dans l'univers du Seigneur du Temps. Qui plus est, le changement flagrant de ton de la série pourrait nous promettre quelque chose de mature par la suite, et une intrigue avec de réelles enjeux.

The Big Bang Theory Saison 9 - Episode 1 : The Matrimonial Momentum

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  Si j'aime énormément The Big Bang Theory, c'est, et je l'ai déjà dit, grâce à sa faculté à proposer de la nouveauté tout en gardant un concept à priori basique. Et, tout le monde le sait, lorsque l'on ne peut changer le concept, c'est les personnages qui sont alors différents. La saison 9 pointant le bout de son nez, revenons donc sur le premier épisode de celle-ci. Attention tout de même, je vais énormément spoiler, donc regardez l'épisode en question avant, c'est conseillé.

  Qu'est qui s'est passé dans la dernier saison ? Pour vous rafraichir la mémoire je vais donc énumérer les quelques éléments importants qu'il faut retenir pour parfaitement comprendre les tenants, et surtout les aboutissants, de cet épisode. Si vous suivez la série depuis au moins trois saisons (c'est un minimum), la relation maintenant durable entre Penny et Leonard, ainsi que celle un peu plus étrange entre Sheldon et Amy, ne vous sont pas inconnues. Pour les enfants présents dans l’assistance, il faut savoir que, dans les séries, lorsque les personnages sont le moteur de cette dernière, il est important de les développer tout autant que leur relation. Ah oui, et il faut savoir que dans la vie réelle, quand deux personnes s'aiment beaucoup, avant de faire un bébé, elles se marient, même si l'inverse se produit mais la culture populaire veut que ce soit le cas.
  Et donc, Leonard et Penny étant les principaux personnages du show, et étant deux personnes qui s'aiment beaucoup, ont décidé de se marier - Yeah yeah, woop woop - à la fin de la saison 7, passant ainsi la saison 8 fiancés. Et comme il faut toujours un twist pour relancer l'intérêt que porte un spectateur à une série, et ainsi le pousser à regarder la saison suivante, le dernier épisode de ladite saison nous les montre partant tout heureux à Vegas pour être ainsi unis par les liens sacrés du mariage. ET PENDANT CE TEMPS Sheldon va pour appeler sa petite amie Amy sur Skype, celle-ci boudant légèrement la vitesse à laquelle va leur relation. Cependant, ce vil fripon à une autre idée derrière la tête, à savoir développer la relation qu'il entretient avec Amy ! à savoir demander Amy en mariage ! Sauf que "comme il faut toujours un twist pour relancer l'intérêt que porte un spectateur à une série, et ainsi le pousser à regarder la saison suivante" celle-ci décide de faire un break, au grand dam de Sheldon.

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"Well Gollum, you're an expert on rings. What do I do with this one ?" I'M CRYYYIIING

  L'épisode se lance donc sur la scène de fin de la saison 8, celle qui m'a fait apprécier cette saison plus que les autres, avant d'enchaîner sur Leonard et Penny qui sont sur le point de se marier à, je vous le donne en mille, Vegas. Sheldon appelle donc ce dernier en vitesse, ce qui donne lieu à un passage que je trouve hilarant pour une raison qui m'est inconnue :
"-Vous êtes mariés ?
-Pas encore, pourquoi ?
-Alors annule tout !"
  Je pense que tout le comique de la scène provient du fait que Sheldon, cet être connu pour être asexué, donne une opinion très brève et révélatrice sur les femmes, puisque celles-ci sont, je cite, "les pires" et "pire qu'une feuille de papier. Aucune ne m'a autant blessé." Le côté "révélateur" provient du fait que l'on est habitués à trouver Sheldon en tant qu'être sans sentiments et que la seule chose qui pourrait le blesser pourrait être une feuille de papier, seulement le fait que sa "rupture" avec Amy le touche autant montre, et là je reviens à ma critique de la saison 8, une réelle progression, une évolution flagrante du personnage entre la première saison - froid et ne montrant aucun intérêt pour le sexe opposée - et la dernière en date - se trouvant être de plus en plus amical et compréhensif auprès de ses compagnons tout en étant amoureux d'Amy.
  La scène n'est pas pour autant finie, puisque Leonard prévient sa fiancée qui s'empresse d'appeler Amy. On a alors droit à un double-appel mélangé à une quadruple discussion interposée, ouais je viens d'inventer le terme et attends-toi à ce que je le définisse... maintenant. Sheldon discute avec Leonard, qui est alors avec Penny. Chacune des paroles prononcées par cette dernière sont entendues par Sheldon, qui répond alors quelque chose - ce quelque chose étant soit sarcastique soit juste très drôle et dans l'esprit du personnage. Qui plus est, comme ils sont au téléphone, aucun des deux personnages ne peut voir les réactions de l'un ou de l'autre, contrairement à nous spectateur. Lorsque Sheldon dit "Si je parle de sortir avec une autre fille, lève les yeux au ciel comme je fais avec toi lorsque tu dis une sottise." ; remarque anodine et dans l'esprit du personnage, si cette dernière n'était pas suivie d'une autre réplique de Leonard ("Ce n'est pas parce que tu traverses une sale période avec Amy que ça signifie que [toutes les filles] sont horribles"), que Sheldon interprète alors comme une sottise. Et là, toi au fond de la salle, si tu as bien écouté, que se passe-t-il lorsque Leonard dit une sottise ? En effet Sheldon lève les yeux au ciel, bravo pour ta perspicacité, tiens, un cookie. Ce dernier élément est en opposition, mais aussi en accord parfait avec toutes les répliques qui composent cette scène, et croyez-moi lorsque je vous dis que cette dernière est entièrement du même acabit. Pour continuer, Amy étant désormais au bout du fil avec Penny, Sheldon peut alors entendre tout ce que dit Penny à Amy, et ce de façon plutôt claire car il réagit à quasi-chaque phrase de la blondinette. Ainsi, tout ce que dit Amy donne droit à une réponse de Penny, et donc à une remarque de Sheldon, que Leonard s'empresse de contester, ce qui donne alors droit à une interaction entre lui et Penny. La boucle est bouclée.

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Et ça personne ne l'a remarqué, mais il a changé de t-shirt entre l'épisode 08x24 et l'épisode 09x01. On m'appelle Michel dans le métier.

  Cette scène d'introduction montre une chose qui reste dans la droite lignée de tout mon argumentaire depuis le début de cet article. Nous avons d'abord vu que Sheldon avait évolué, et étant le centre de cette série, on peut également imaginer que le reste du cast a également progressé dans leur psychologie. Raj' se sortira-t-il de cet aspect fils à papa qui le caractérise depuis le début de la série ? et Howard de cet aspect pervers ? Leonard parviendra-t-il à tenir tête à Sheldon quant à son emménagement avec Penny ? et Sheldon serait-il devenu plus compréhensif ? Et Amy, est-ce qu'elle continuera d'être totalement insupportable et coincée ? Rien n'est sûr, et c'est ce qui fait que cette saison est celle des changements. L'humour est de plus en plus maîtrisé, et les relations entre les personnages également. La série a su évoluer, et espérons que ça soit le cas durant toute la saison.

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Mais c'est qu'ils consomment leur mariage les petits saligauds !

  Bon, cet article est désormais fini, j'espère que vous avez aimé l'idée ! Je referais ces "Step by Step" lorsqu'un épisode marquant de telle ou telle série sortira, ce sera toujours intéressant. Enfin bref, je vous dis A+ !

#13 Critical Series : Parks and Recreation - Bilan

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"Alerte, spoilers"

  C'est la rentrée, ce qui signifie que je dois également reprendre de bonnes habitudes, et donc reprendre le blog. Je veux dire, en soit c'est pas grave, cela va me permettre de réécrire certains articles et pour d'autres, genre celui de la saison 5 de SLG, et bien on ne peut que dire tant pis.
  À part ça, pour reprendre les choses biens, je devais absolument vous parler de Parks and Recreation. J'ai énormément "travaillé" sur cet article, ce qui explique l'immense pause qu'il y eut entre le dernier article et celui-ci.
  Pourquoi fallait-il que je vous parle de Parks and Recreation ? Soyez patients, que je vous explique ! Sinon, cet article ne sera pas comme les autres, étant un bilan plus ou moins global des 7 saisons de la série, donc ce sera écrit bien différemment, enfin vous verrez !

  Leslie Knope est une employée, je vous le rappelle, du service des Parcs et Loisirs. Cette dernière, lors d'une réunion publique, rencontre Ann, une habitante de Pawnee, qui se plaint de l'énorme fosse se trouvant à côté de chez elle et qui coûta deux jambes à Andy, son petit copain. Accompagné de Tom Haverford, un employé très porté sur la mode, Mark Brendanawicz, un urbaniste avec qui Leslie a eu une relation, April Ludgate, la stagiaire dépressive, Ron Swanson, le patron libéraliste de Leslie, ainsi que de Gary Gergich et Donna Meagle, Leslie va former un comité destiné à construire un parc à la place de la fosse.
  Je vous passe les différents éléments des deux saisons pour pouvoir finir de mettre le cast en place. Les dépenses du service devenant de plus en plus conséquentes, Ben Wyatt et Chris Traeger sont envoyés depuis Indianapolis pour réduire celle-ci, mais cela signifierait supprimer des postes...

  Je ne suis pas très émotif lorsqu'il s'agit de séries télés, tout du moins c'est ce que je croyais. J'ai vraiment beaucoup aimé ces 7 saisons de Parks and Rec. Je me suis attaché aux persos et aux relations qu'ils entretiennent, si bien que c'est devenu ma deuxième famille, celle qui vient m'épauler quand ça va mal. Parce que c'est ça en fait, un coup de mou ? Une petite déprime ? Une bonne dose de Parks and Rec et tout va mieux !
  Je ne parviens pas à expliquer ce sentiment, cet amour que je porte à la série de façon inconditionnelle. J'ai adoré, je tourne autour du pot depuis quelques temps, alors que c'est tout simple en fait, j'ai juste adoré, comme j'ai rarement aimé une série si ce n'est Doctor Who. Je n'avais jamais, depuis Doctor Who, autant impliqué émotionnellement dans une série télé, et c'est assez rare pour être souligné donc. Ces 7 saisons sont passées bien trop vite, et c'est regrettable car l'aventure vaut le coup d'être vécue, tant l'on s'implique dans l'histoire. Je suis donc en deuil, ayant désormais fini ce petit bijou télévisuel, et n'ayant plus comme but que de trouver un show à la hauteur de celui-ci...

#9 Critical Series : J'ai Jamais Su Dire Non

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  Au niveau web-série, la France est plutôt bien placée. Entre Noob, la série du terroir puisque provenant de Toulon comme moi, et le Visiteur du Futur, on a de quoi se défendre. Et bien sûr d'autres œuvres un peu moins connues que ces deux géants, comme Flander's Company ou bien le cas d'aujourd'hui, J'ai Jamais Su Dire Non, et oui j'aime mettre des majuscules.

Histoire de balls

  En 14 épisodes et 6 Editor's Cut, JJSDN raconte la vie de Tom à partir du moment où sa copine l'a quitté, à cause du fait qu'il n'a pas su refuser le coït avec sa patronne - écoutez je sais pas le dire autrement ! Depuis, Mitch, son ami d'enfance en quelque sorte, squatte chez lui avec comme prétexte une Psycho Balls Therapy. Cette dernière consiste à lui faire pousser une belle paire de Coco Balls - je crois fortement que ce sont les couilles - pour lui permettre de se remettre avec sa copine. Parallèlement, il doit se démerder dans son travail pour ne pas se faire virer.

  Globalement c'est pas mal, je dirais même excellent grâce à certains moments juste délirants. Et puis le scénario est plutôt intéressant, dans le sens ou cela ne tombe pas dans la répétitivité comme les premiers épisodes du VDF. On pourrait tout d'abord croire à des épisodes se basant sur le schéma narratif du premier, mais pas du tout. Le titre de la série n'a plus grand sens du coup, c'est vrai, mais c'est tout de même l'un des fils conducteurs de la série. Et ça elle le trouve des le premier épisode. Mais en contrepartie, la sous-exploitation des "balls" est je trouve fort dommage, mais j'y reviendrais après. Les twists sont plutôt inattendus et les personnages bien écrits, comme le personnage de François Descraques, Eugène, ou Chipster, qui est juste excellent et très bien joué. 

  Verdict : Une web-série amateur, et cela se voit, mais qui parvient à faire du bon boulot. Le tout reste simple, mais un scénario sympathique, de l'humour tordant et des personnages géniaux font de cette série presque l'égale du VDF, plus connu ce qui est fort dommage.

C'est bien beau tout ça, mais...

  ...Putain elles sont où les balls ? D'abord annoncées comme étant les des fils rouges de la série, elles sont finalement sous-traitées la majeur partie du temps, sauf pour quelques gags. Mais alors qu'est-ce que les balls ? Allons-nous en savoir plus ? Affirmatif ! Avec la Théorie des Balls ! Saison 2 de la "Saga des Balls", où l'on suit les aventures de Mitch, travaillant en tant que DRH dans la société de Stan le clodo. 4 épisodes pour le moment, mais l'esprit de la saison 1 est encore là et je me pisse de rire à chaque fois. En parallèle, e-penser sort un épisode de Breaking Balls pour expliquer les théories présentes dans chaque épisodes. Et c'est vraiment pas mal, puisque c'est de la science accessible à tous.

  Comme je n'ai pas eu le temps de revoir le VDF, j'ai décidé de m'attaquer à JJSDN car je viens de finir la série pour la troisième fois. Bien sûr je vais parler de la saison 2 une fois celle-ci terminée, cela va de soi. Bon, A+ !

#8 Critical Series : Kaeloo Saison 1

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Pourquoi est-ce que j'en parle saison par saison et pas dans sa totalité comme pour Bref. ? Car que ce soit au niveau de l'animation et des personnages, beaucoup de différences se font voir. Et puis je fais ce que je veux ! Na !

Bonjour les amis !

Kaeloo, série française de 104 épisodes répartis en deux saisons diffusée depuis juin 2010 sur Canal +. Petite précision, je ne parlerais pas de l'épisode pilote, il ne fait officiellement parti d'aucune des deux saisons par Vikipedia donc je ne traiterais que des 52 premiers épisodes, donc la saison 1. Et si tu tu as toujours un problème avec ça, regarde l'épisode, ici, et tu verras que je dois faire un article entier tellement il y a de choses à dire dessus. Bref, les épisodes sont des "one-shots" des histoires qui n'ont aucun liens entre elles. Ils racontent le déroulement de chacun des jeux auxquels jouent nos amis, que ce soit des classiques, comme la balle au prisonnier ou la dinette, ou bien d'autres moins conventionnels, comme le paranormal et les super-pouvoirs. Les personnages principaux sont Kaeloo, une grenouille qui se transforme en crapaud body-buildé quand elle s'énerve, Moignon, un écureuil surexcité, Coin-Coin, un canard accro au yaourt, et M. Chat, un être diabolique et plutôt cool en fin de compte. Et donc je trouve ça très marrant, l'humour est omniprésent et peut être compris de deux manières : comme un enfant, car les blagues pipi-caca y en a pas mal, et comme un adulte, par des allusions et autres blagues. Cela facilite la compréhension et c'est vraiment un point fort, je trouve. Enfin bref, voila quoi, c'est cool et très, très What Da Fuck ?, beaucoup.

Verdict : Une série pour enfant mais pas trop, enfantine mais pas trop non plus et déjantée à souhait. Que ce soit par les jeux ou leur traitement, les blagues de M. Chat ou bien juste l'univers, tout est là pour faire rire et il en résulte un dessin-animé qu'il faut regarder sans trop réfléchir.

It's over ! "Attends !" Quoi ? "Et le dernier paragraphe alors ?" Mais bien sûr, suis-je bête. En effet il n'y a pas de second paragraphe aujourd'hui car je me le réserve pour l'article traitant la saison 2. Il y a certains points dont il faut que je parle mais avec la saison 2. Donc ça attendra. Et comme on dit dans le métier :

To be continued...