Sin_City.jpgJ'avais un credo. Ce credo était que quand une suite de film sortait, je devais parler du premier film le jour de la sortie. Aussi ai-je rompu EXCEPTIONNELLEMENT ce credo pour vous parler de Sin City.

The Hard Goodbye

Sin City reste pour moi très étrange. Le découpage scénaristique est surprenant au premier abord, mais quand on cherche à le comprendre, tout devient clair. Pour faire un rapide résumé de mes propos, voici le début de Sin City :

-1ère scène, un homme tue une femme.
-2nd scène, Hartigan, joué par Bruce Willis, sauve Nancy, une enfant de 11 ans, d'un pédophile.

Ces deux éléments n'ont rien à voir ensemble, la première scène est totalement inutile dans le film et l'on n'y fait jamais allusion, sauf à la fin, et l'avenir d'Hartigan nous est alors totalement inconnue, sauf que, après le générique, l'histoire reprend avec Marv qui essaie de découvrir qui est l'assassin de Goldie, une prostituée de luxe. Après la partie Marv de l'histoire, qui se termine sur une note tragique, vient le couplet de Dwight, fervent protecteur des prostituées, durant lequel il tentera, avec succès, de cacher une preuve pouvant compromettre la trêve établie entre policiers, la mafia et...et bien les putes. Enfin, Hartigan est accusé d'avoir tuer le fils du sénateur ainsi que d'avoir violer la gamine qu'il protégeait au début du film.

Ça, c'était le scénario global de chacun des protagonistes. Dans le détail, ce sera très long à expliquer. J'y reviendrais peut être une autre fois (taux de chance que je fasse un hors-série : 90%). La particularité du film est qu'il est en noir et blanc, sauf pour certaines nuances de rouge ou bien quelques éléments qui se veulent marquant ou importants pour le déroulement de l'histoire, tel que les yeux bleus de la femme dans la séquence d'intro ou bien les médocs oranges de Marv. Cela donne ce côté film policier des années (?), surtout que l'univers colle bien avec ce genre de graphisme. Les décors, réalisés sur fond verts qui plus est, donnent, quant à eux, l'effet comics qui va bien, ce qui permet de ne jamais ennuyer, visuellement, le spectateur qui découvre quelque chose d'unique en quelque sorte. Là je parle pour moi, mais je pense que je ne suis pas le seul à avoir été marquer par la patte graphique du film, patte graphique qui rend d'autant plus le film culte.Sin_City_-_Marv.jpgComic Book

Si vous l'ignorez, Sin City est adapté d'un comics de Frank Miller. En 7 tomes, Miller relate les différentes "aventures" de personnages tel que Marv, Dwight ou bien Nancy. Sin City, le film, est en partie inspiré du premier tome pour la partie avec Marv, le troisième pour la partie avec Dwight et enfin le quatrième pour la partie Hartigan. Le sixième tome, Des filles et des flingues, est en réalité un recueil d'histoires courtes. Sin City possède aussi une timeline complexe, puisque c'est en quelque sorte des nouvelles se passant dans le même univers. Et essayer d'en établir une chronologie donnerait mal à la tête...Sin_City_-_hartigan.jpg

Finalement, je ne ferais pas de review. Pour la simple et bonne raison que je n'en vois pas l’intérêt. C'est le deuxième film adapté du BD culte que je vois, et je suis toujours aussi surpris du talent des réalisateurs à retransmettre l'univers d'une bande-dessinée à l'écran. J'ai en tout cas franchement bien aimé ! le Coup-Critique sur sa suite, A Dame to Kill For, sortira dans quelques jours, le temps de l'écriture et de l'illustration, alors A+ !