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  Vous vous en souvenez sûrement, ou non, mais j'ai énormément beaucoup aimé Le Labyrinthe premier du nom. Proposant un univers riche et intéressant, des personnages qui, malgré leurs airs stéréotypés, sont tous écrits convenablement, tout le cocktail était réuni pour me faire passer un bon moment, ajoutons à cela un cliffhanger plus qu'insoutenable et voilà toutes les raisons qui me poussèrent à aller voir Le Labyrinthe : La Terre Brûlée !

The Scorch Trials

Pilgrim_01.png"Attention spoilers"

  Léger recap', Thomas et ses amis, après moult difficultés, parvinrent à sortir du Labyrinthe, mais ce avec perte et fracas puisque le jeune et attendrissant Chuck mourut à la suite de cette tentative d'évasion, quelques secondes avant que des prétendus rebelles ne viennent les tirer de là et leur fassent découvrir un nouveau lieu, la Terre Brûlée. La bande de blocards se retrouvent alors dans un refuges où d'autres échappés du Labyrinthe se sont rassemblés sous la direction de Littlefinger Janson qui fait régulièrement "sortir" une poignée de réfugiés. Seulement, comme tout ne pouvait être parfait, il semblerait que l'organisation WICKED soit derrière tout ça, et c'est alors à Thomas que revient la tâche de mettre ses amis en lieu sûr, aux côtés du Bras Droit, une bande de rebelles.

  C'est globalement le speech, même si cela s'étoffe au fur et à mesure que le film avance. Ce que j'ai toujours aimé dans Le Labyrinthe, et dans ce second opus donc, c'est la capacité de mélanger plusieurs genres pour ainsi former une immense fresque épique patchworkée. Si le premier s'axait sur de l'action/aventure somme toute classique mais efficace, ce second volet est plutôt orienté science-fiction/anticipation dans un monde post-apo à la Mad Max, sans pour autant délaisser l'aspect action/aventure qui fait tout son charme à la franchise.
  Qui plus est, vous vous êtes toujours demandés qui sont les clampins secondaires qui ont accompagné Thomas à la fin du Labyrinthe ? Et bien vous allez être servi ! Car si à aucun moment ils ne passent au premier plan, sauf durant une scène, cela reste tout de même des seconds couteaux efficaces. Bien sûr l'équipe de base, désormais réduite à Thomas, Newt (<3 <3 <3), Minho, Teresa ainsi qu'à un nouveau venu, Aris, est énormément développé, puisque la seule présence féminine du groupe recouvre ses souvenirs.
  Puisque je suis sur elle, j'embraye sur un autre point important. La relation entre Thomas et Teresa, que l'on sentait venir depuis le premier épisode et que l'on a - heureusement - pas eu, est un peu développée, et c'est cool. Si l'on comprend rapidement ce que ressent Thomas pour Teresa, vu qu'il l'a cherche toutes les 15 secondes, ça ne passe jamais au stade au supérieur, ce qui permet une meilleure fluidité au récit, qui n'a pas à s'embêter de scènes comme celles dans Divergente 2, qui, si vous me suiviez bien avant la crise d'août 2015, m'avait beaucoup déçu. Aussi, les relations bien plus sages, amicales quoi, sont également plus développés, même si elles ne le sont pas vraiment. Explication. Dans le premier, c'était plus "Je te supporte, tu me supportes" entre chacun des personnages, à aucun moment un signe nous laissait entrapercevoir une once d'amitié et de fraternité entre les personnages. Ici, c'est bien plus appuyé, surtout avec la scène de fin qui, même si c'est cliché, résume bien l'idée.

  En bref, Le Labyrinthe : La Terre Brûlée est dans la droite lignée de son aîné. En nous enfonçant de plus en plus dans le monde mystérieux qui nous est dépeint, on suit l'histoire avec beaucoup d'intérêt, en espérant un jour avoir le fin mot de l'histoire. Si le film n'est pas exempt de clichés, il ne les multiplie que très peu et ne les rend pas plus visibles qu'ils ne le sont déjà. En espérant que Le Labyrinthe ne tombe pas dans le scénario type rébellion/renverser le pouvoir établi, qui causa la perte de Divergente et donna Hunger Games 3. Ou du moins qu'il le fasse, mais avec classe, comme à son habitude.

Visionné le 11 octobre 2015