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  Malgré le fait que Doctor Who et moi soit une grande histoire, cela fait quelques temps déjà que je me dis "Ouah, c'était mieux avant". La saison 6 m'a assez déçu, et la 7ème, malgré une première partie excellente, a eu du mal à me convaincre. Pourtant, tout y était, un Docteur cool, des compagnons sympathiques, mais c'est au niveau du scénario que le bas blesse. Beaucoup trop alambiqué, sans réelle conclusion, je me demandais honnêtement ce que Moffat foutait avec ses scénar' ! Et puis vint le Jour du Docteur, Ô grand jour que fut celui du Jour du Docteur. Je repris rapidement espoir après cet épisode et je recommençais à suivre les aventures du Docteur avec passion. Plus qu'une étape, et adieux Smith, bonjour Capaldi !

  Le Docteur, suite à sa régénération sur Trenzalore, se retrouve on ne sait comment dans la gorge d'un dinosaure apparaissant en plein centre de Londres. Le Docteur est différent, il a changé de visage, et ça, Clara a du mal à l'accepter. Le principal concerné aussi, a du mal, et ce parce qu'il a déjà vu ce visage, mais ne sait pas où, alors que nous, fan, si. Au même moment, un robot bizarroïde s'amuse à tuer des gens pour récupérer des parties de leur corps afin de se reconstruire et d'atteindre la Terre Promise.
  D'un autre côté, le Docteur vient d'apprendre que sa planète natale, Gallifrey, est encore existante, paumée dans un coin de l'espace et du temps,

  Cette saison, via les nombreux trailers, s’annonçait beaucoup plus sombre que la série d'origine, avec un Docteur se remettant de nombreuses fois en question et n'hésitant pas à tuer ses adversaires. Un Docteur qui, suite à ce qu'il a vécu, pose des questions quant à sa condition de soldat et de meurtrier. Ça, c'est ce qui était annoncé, mais sur le papier, c'est presque pareil. On aurait pu imaginer que le Docteur ait perdu de sa superbe, qu'il soit sombre à un point où on ne le trouve plus attachant, ce n'est pourtant pas le cas. Car il ne tue ses adversaires que lorsqu'il n'y a pas d'autres solutions, et cette réflexion revient de nombreuses fois, est-ce que le Docteur n'est qu'un soldat parmi tant d'autres ? Est-ce un héros ? Et bien il vous répondra que ce n'est qu'un imbécile.
  La principale qualité de cette saison, si vous ne l'avez pas deviné, c'est qu'elle est plus focalisée sur le Docteur, sa psychologie, que sur ses différentes aventures. Mais ce n'est pas le seul personnage qui est censé avoir un traitement particulier, n'est pas, CLARA OSWALD ? "Tan, tan, tan !" Lors des premiers épisodes, elle me dérangeait vraiment, car j'avais vraiment l'impression qu'elle n'existait que pour les relations amoureuses qu'elle entretenait avec des personnages plus ou moins secondaires - non parce que Danny Pink est tout sauf un personnage principal, qu'on soit bien clairs. Et au bout du compte ? Ben c'est un peu le cas. Un peu car jusqu'aux derniers épisodes elle ne servait qu'à ça. Et là BAM! Spoiler, Danny Pink meurt. Clara et Danny deviennent alors le moteur de ce double-épisode, Clara car sans elle l'épisode n'aurait pas lieu - Big Up au truc qu'on doit balancer dans la lave - et Danny car sans lui la conclusion n'aurait pas lieu.
  Au niveau de l'intrigue, ça va, c'est cool. Elle reste présente tout le long de la saison, mais n'est pas trop visible, n'est pas l'élément qui nous pousse à regarder, ce qui est dommage. Cette idée de Terre Promise est l'un des trucs qui me manquait le plus dans Doctor Who. Dans plusieurs épisodes, on a cette idée d'expliquer des trucs que l'on comprend pas - comme dans Listen, dont il faudrait que je parle - et cette idée, je l'avais un peu perdu, on ne l'a plus trop revu. Et avec l'intrigue de la Terre Promise, on revient aux bases : y a-t-il une vie après la mort ? Et la réponse est oui, sauf que ce n'est pas fini, et que je vous ai déjà assez spoilé comme ça. Mais l'intrigue est d'autant plus intelligente qu'elle fait revenir le Némésis du Docteur, le Maître, et que c'est en lien direct avec l'intrigue de la recherche de Gallifrey, assez peu présente durant toute la saison.

  Verdict : Si cette saison a, comme toutes les autres saisons, des hauts et des bas, il est indéniable qu'elle signe le retour du Docteur comme on l'aime. Avec un Capaldi au sommet de son art et à la personnalité bien trempée, cette nouvelle mouture propose quelque chose de nouveau et rafraîchissant dans l'univers du Seigneur du Temps. Qui plus est, le changement flagrant de ton de la série pourrait nous promettre quelque chose de mature par la suite, et une intrigue avec de réelles enjeux.