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  John Hughes fait parti de ces réalisateurs typiques d'une génération, dans le cas présent fin 80, début 90. Ayant popularisé les teen movies, il n'en réalisa que très peu, la plus grande partie de sa filmographie se trouvant être en tant que scénariste. Toutefois, avec son 4ème film réalisé, Hughes marqua les esprits d'une génération entière.

  Ferris Bueller est un ado ordinaire des eighties. Il a une petite-amie qu'il aime, des parents qui l'aiment, un ami fidèle et une assez grande popularité - même trop grande - à Chicago. Et sa passion, c'est de sécher les cours, le film s'ouvre donc sur Ferris qui, par je ne sais quel hasard, décide de ne pas aller au lycée aujourd'hui. Cela fera alors 10 absences, 10ème absence qui sera sa dernière puisqu'au delà il risque d'élever des soupçons, même si M. Rooney en a déjà quelques uns. Voulant profiter de sa dernière possibilité de faire l'école buissonnière, il décide d'emmener son ami Cameron et sa petite amie Sloane dans une virée en plein Chicago dont ils se souviendront, tout ça alors que sa sœur Jeanie et Rooney, le principal, essaient de le coincer et que la ville entière le pense à l'article de la mort.

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Bonjour, je pète la classe.

  La Folle Journée de Ferris Bueller peut faire couler beaucoup d'encre, et avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais parler des acteurs. Et si je n'ai rien à dire sur Alan Ruck ou encore Mia Sara, croyez-moi qu'avec Broderick, c'est une longue histoire. Il signe ici, à l'instar de Hughes, son quatrième film. C'est alors un acteur assez jeune, et croyez-moi lorsque je vous dis que son jeu d'acteur est excellent. Il parvient à rendre un ado tête brûlée attachant de façon assez surprenante. Cela est aussi dû aux fréquents brisages du 4ème mur, qui permettent une confrontation directe avec le héros. Et l'esthétique est assez eighties, la chambre de Ferris en est un bon exemple ou les tenues en général, et même sans ça il n'est pas compliqué de deviner à quelle décennie appartient cette œuvre, car le scénario en lui-même fait très années 80.
  Et le scénario est justement le point principal de ma critique. L'idée globale de celui-ci est ridiculement simple, c'est un peu le rêve que l'on a tous fait où l'on s'enfuit avec ses meilleurs amis de notre école pour simplement s'amuser, où l'on construit des stratagèmes farfelus pour faire croire à nos parents qu'on dort, où l'on doit éviter les profs à notre poursuite. Toute cette histoire baigne dans le simple rêve de gosse, et on ne lui demande pas plus.

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L'une des scènes les plus populaires du film, que Marvel ne se retiendra pas de parodier dans un numéro de Avengers Arena.

  Le rapprochement entre Ferris Bueller et The Breakfast Club - réalisé par Hughes également - peut rapidement être fait, tant les deux films sont assez similaires par leur approche de l'adolescence et de l'importance qu'accordent les lycéens aux études. Toutefois, les deux films sont également très différents, car si dans The Breakfast Club il s'agit de parler de la cohésion de groupe, on assiste, dans Ferris Bueller, à un passage à l'âge adulte pour nos héros, qui ne trouvaient jusqu'à présent aucune raison de grandir.
  Et puis comme le dit le héros "La vie passe tellement vite. Si tu ne t'arrêtes pour regarder autours de toi de temps en temps, tu pourrais la manquer." Et, n'en déplaise à SensCritique, j'ai pris le temps de regarder La Folle Journée de Ferries Bueller, et j'ai aimé !