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  Les années 80 sont de véritables mines d'or pour les cinéphiles, car c'est à cette époque que de grandes sagas comme Back to the Future, Star Wars (Je sais que le premier volet date de 77, mais chut), Terminator ou encore Mad Max (79, chut). On note aussi une petite flopée de films "indépendants" de quelconques sagas, comme celui dont on va parler.

  David Lightman est un adolescent lambda qui a comme passion les jeux-vidéos et son ordinateur, avec celui-ci, il n'hésite pas à pirater la base de donnée de son lycée pour changer ses notes. Un jour, l'envie lui prend de pirater un concepteur de jeux-vidéos pour ainsi obtenir leur(s) dernier(s) jeu(x) en avant-première. Seulement, il ne se doute pas qu'il est, réalité, rentré en contact avec le WOPR, un super-ordinateur crée par le gouvernement pour prévenir une attaque nucléaire venant de l'URSS. Lançant ainsi et par mégarde une simulation, il crée la panique et vient d'hypothétiquement déclencher le prélude à une 3ème Guerre Mondiale.

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À ceux qui se demandent d'où m'est venue l'envie de voir ce film, vous avez votre réponse.

  La semaine dernière, je vous parlais, dans le plus grand des calmes, de La Folle Journée de Ferris Bueller, un film des années 80 désormais culte avec notre cher Matthew Broderick national - si on était américains - en tête d'affiche. On le retrouve ici, une fois encore, avec son talent naturel, dans une interprétation tout en justesse. À aucun moment il ne faiblit dans cette interprétation d'un geek des années 80, toujours au mieux de sa forme. Il porte le film, clairement, il est même la force de celui-ci. Mais ce n'est pas pour autant que le reste du casting n'est pas convaincant. Dans le rôle de Jennifer, la "petite-amie" de David, nous retrouvons ainsi Ally Sheedy, qui a également joué dans The Breakfast Club dont il faudrait que je parle un jour bordel de merde, qui, malgré une interprétation assez bonne, a une VF dégueulasse, et John Wood dans le rôle du mentor, si je puis dire, de David, Stephen Falken, qui arrive à convaincre avec son rôle de vieux scientifique tout chelou et fan de Jurassic Park.
  Watchmen n'était pas encore sorti qu'une œuvre cinématographique, et grand public qui plus est, parlait déjà de la peur du nucléaire et de la conséquence de celui-ci sur la population mondiale. Le film peut certes paraître daté à quelques moments, mais le sujet centrale du film, son cœur même, est encore et toujours d'actualité. WarGames, tout en étant un thriller divertissant, est une véritable œuvre anti-guerre, et la fin n'en est que plus criante, même si la dernière réplique - culte - fait un peu forcée, sorte de résumé de la morale du film.

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Devinez quoi, les deux personnages finissent ensemble à la fin du film. Et en fait c'était prévisible depuis le début du film.

  WarGames, tout en étant un pur produit des années 80 dans son esthétique, est en avance sur bien des points. En s'affranchissant de tous les clichés de l'époque sur les fans d’ordinateurs et en proposant ainsi un thriller de science-fiction plus que correct, le film permet une meilleure approche sur la peur de la population face au nucléaire, peur encore d'actualité. Véritable œuvre anti-guerre, cela reste un film tout public et un divertissement sympathique, à voir absolument, n'en déplaise à SensCritique.