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  Je crois bien que grâce aux nombreuses émissions parlant de cinéma sur les internet, j'ai de quoi regarder des films pour 4 générations. Et si on doit ça au Fossoyeur des Films ou encore à INTHEPANDA, je pense tout de même que le plus grand fautif dans tout ça reste Karim Debbache.

  Alex Rogan est un adolescent lambda vivant avec sa mère et son petit frère dans une communauté de mobile homes. Son temps libre se partage entre sa petite copine et les services qu'il rend de façon récurrente aux habitants, et lorsqu'il ce n'est pas les deux, il joue à Starfighter, une vieille borne d'arcade où l'on incarne un pilote de vaisseau spatial dans un jeu type Shoot'em Up. Après avoir battu le record, un étrange homme débarque avec une DeLorean et requiert sa présence auprès des Starfighter, qui sont bien réels, devant combattre Xur et l'armada Ko-Dan, qui sont eux aussi bien réels.

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Vous vous dites sûrement que c'est de plutôt bonne qualité ? Oh oui... Mais moi je l'ai vu version cassette pixelisée.

  Vous vous attendez sûrement à ce que je dise que c'est un bon film ? Que ça mérite le coup d’œil ? Et bien... J'aurais aimé. J'aurais aimé dire que ça se regarde vraiment facilement, que c'est sympathique. Mais qu'est-ce que je me suis fait chier ! La réalisation n'a rien d'audacieuse, le scénario accumule les clichés et les seules scènes intéressantes sont les combats spatiaux qui sont plutôt bien fichus. Et j'ai regardé avec la meilleure volonté du monde, je savais parfaitement à quoi m'attendre, et puis lorsque l'on regarde un film faut d'abord le replacer dans son contexte. Pourtant... J'ai pas accroché.
  Attention, ce qui va suivre est en contradiction totale avec ce que j'ai précédemment cité. "Que vas-tu dire, que ça reste acceptable ?" Non, Joseph Campbell. Et l'ayant lu, je me permets d'étaler ma culture, désolé. Le héros aux mille et un visages est un roman de Joseph Campbell, et dans cet ouvrage - que je conseille fortement - l'auteur nous parle de la Théorie du Monomythe, théorie qui dit que tous les mythes du monde sont, de par leur construction, les mêmes. Ce qui fait que Star Wars et le Seigneur des Anneaux sont les mêmes histoires, à quelques variations qui fait que ce sont deux histoires différentes. Et pour Starfighter, c'est un peu le soucis. Il vient des années 80, et est construit sur les ruines du Nouvel Hollywood, il ne fait que suivre le mouvement de la Guerre des Étoiles, en étant même le décalque scénaristique de celui-ci. Du coup est-ce qu'en replaçant le film dans son contexte, comme je l'ai dit en début de premier paragraphe, on peut réellement prendre en considération les critiques énumérées ci-dessus en compte ? Oui, mais de façon plus atténuée. Starfighter est loin d'être un mauvais film, et c'est loin d'en être un bon, mais cela reste tout de même un divertissement correct qui, s'il ne propose aucune originalité, propose des séquences spatiales intéressantes, et on ne pourra pas lui enlever.

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Le héros et son sidekick, je vous l'ai dit, Campbell et toutes ces conneries...

  Est-ce que je vous conseille Starfighter ? Oui et non. Ce n'est pas un chef d’œuvre, et j'ai du le revoir trois fois pour écrire cet article car le spectacle est très facilement oubliable, mais cela reste une production quelconque sympathique. Je ne vous garantis pas que vous allez aimer, ni même que vous allez passer un bon moment, mais croyez-moi qui si vous voyez le film pour ce que c'est sans vous torturer l'esprit, ce sera le cas. Je voulais réellement parler de Starfighter à l'approche de Noël, car d'une certaine façon, il est dans l'esprit de Noël. Un objet innocent, et parfois même amusant.