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La virgule de Louis

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Spoilers #5 - The Last Starfighter (1984)

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  Je crois bien que grâce aux nombreuses émissions parlant de cinéma sur les internet, j'ai de quoi regarder des films pour 4 générations. Et si on doit ça au Fossoyeur des Films ou encore à INTHEPANDA, je pense tout de même que le plus grand fautif dans tout ça reste Karim Debbache.

  Alex Rogan est un adolescent lambda vivant avec sa mère et son petit frère dans une communauté de mobile homes. Son temps libre se partage entre sa petite copine et les services qu'il rend de façon récurrente aux habitants, et lorsqu'il ce n'est pas les deux, il joue à Starfighter, une vieille borne d'arcade où l'on incarne un pilote de vaisseau spatial dans un jeu type Shoot'em Up. Après avoir battu le record, un étrange homme débarque avec une DeLorean et requiert sa présence auprès des Starfighter, qui sont bien réels, devant combattre Xur et l'armada Ko-Dan, qui sont eux aussi bien réels.

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Vous vous dites sûrement que c'est de plutôt bonne qualité ? Oh oui... Mais moi je l'ai vu version cassette pixelisée.

  Vous vous attendez sûrement à ce que je dise que c'est un bon film ? Que ça mérite le coup d’œil ? Et bien... J'aurais aimé. J'aurais aimé dire que ça se regarde vraiment facilement, que c'est sympathique. Mais qu'est-ce que je me suis fait chier ! La réalisation n'a rien d'audacieuse, le scénario accumule les clichés et les seules scènes intéressantes sont les combats spatiaux qui sont plutôt bien fichus. Et j'ai regardé avec la meilleure volonté du monde, je savais parfaitement à quoi m'attendre, et puis lorsque l'on regarde un film faut d'abord le replacer dans son contexte. Pourtant... J'ai pas accroché.
  Attention, ce qui va suivre est en contradiction totale avec ce que j'ai précédemment cité. "Que vas-tu dire, que ça reste acceptable ?" Non, Joseph Campbell. Et l'ayant lu, je me permets d'étaler ma culture, désolé. Le héros aux mille et un visages est un roman de Joseph Campbell, et dans cet ouvrage - que je conseille fortement - l'auteur nous parle de la Théorie du Monomythe, théorie qui dit que tous les mythes du monde sont, de par leur construction, les mêmes. Ce qui fait que Star Wars et le Seigneur des Anneaux sont les mêmes histoires, à quelques variations qui fait que ce sont deux histoires différentes. Et pour Starfighter, c'est un peu le soucis. Il vient des années 80, et est construit sur les ruines du Nouvel Hollywood, il ne fait que suivre le mouvement de la Guerre des Étoiles, en étant même le décalque scénaristique de celui-ci. Du coup est-ce qu'en replaçant le film dans son contexte, comme je l'ai dit en début de premier paragraphe, on peut réellement prendre en considération les critiques énumérées ci-dessus en compte ? Oui, mais de façon plus atténuée. Starfighter est loin d'être un mauvais film, et c'est loin d'en être un bon, mais cela reste tout de même un divertissement correct qui, s'il ne propose aucune originalité, propose des séquences spatiales intéressantes, et on ne pourra pas lui enlever.

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Le héros et son sidekick, je vous l'ai dit, Campbell et toutes ces conneries...

  Est-ce que je vous conseille Starfighter ? Oui et non. Ce n'est pas un chef d’œuvre, et j'ai du le revoir trois fois pour écrire cet article car le spectacle est très facilement oubliable, mais cela reste une production quelconque sympathique. Je ne vous garantis pas que vous allez aimer, ni même que vous allez passer un bon moment, mais croyez-moi qui si vous voyez le film pour ce que c'est sans vous torturer l'esprit, ce sera le cas. Je voulais réellement parler de Starfighter à l'approche de Noël, car d'une certaine façon, il est dans l'esprit de Noël. Un objet innocent, et parfois même amusant.

Spoilers #4 - The Breakfast Club (1985)

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  Rappelez-vous La Folle Journée de Ferris Bueller, ce film excellent sur beaucoup de point. J'avais alors fait allusion à un certain film baptisé The Breakfast Club. Maintenant, remémorez-vous WarGames, le film qui parle du nucléaire avec des jeux-vidéos et Matthew Broderick, j'avais alors encore une fois fait référence à ce fameux The Breakfast Club. Il serait désormais tant de savoir pourquoi je porte ce film si haut dans mon estime, vous ne pensez pas ?

  Un samedi quelconque, 5 adolescents se retrouvent en retenue, pour des raisons alors inconnues. Ces 5 personnages sont tous très différents, ainsi nous avons Andy, dit le sportif, Brian, le cerveau, John, le rebelle, Claire, la fille à papa, et Allison, la détraquée. Ces 5 adolescents, qui ne se fréquenteraient jamais dans d'autres situations, sont alors obligés de se côtoyer et d'écrire une dissertation, avec comme sujet "Qui pensez-vous être ?", et ce sous l'ordre du tyrannique Richard Vernon. Apprenant alors à se connaître, on se rend rapidement compte que ces 5 ados, que tout semble opposer, sont très semblables en bien des points.

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Vous rappelez-vous de cette scène dans Scrubs, faisant très clairement référence à la fin du film ?

  Toutes les personnes étant nés dans les années 80 ou avant ne peuvent pas ne pas connaître ce film. C'est le film culte de toute une génération, pour beaucoup c'était la vision de leur propre scolarité qui se reflétait dans ce film, et ça déjà, c'est un bon point. Ce film a compris son époque, et plus particulièrement les jeunes de l'époque. John Hughes n'est pas un vieux con, voulant démontrer que si l'on ne travaille pas à l'école on n'obtiendra rien, au contraire, c'est limite accessoire. Ce que nous montre Hughes c'est ce que l'on peut apprendre à l'école sans pour autant que ce soit de l'arithmétique ou de la physique. Il porte ainsi un regard bienveillant sur les jeunes des années 80, les difficultés dans leur vie sociale, avec leurs parents, etc... Tous ces problèmes, il les traite très efficacement, et c'est l'une des qualités de The Breakfast Club : il n'y a aucune baisse de rythme. On est rapidement emportés dans tous les événements se déroulant durant cette retenue, on s'attache aux personnages lorsque l'on comprend leurs motivations et les raisons qui les pousse à faire ce qu'ils font. Je ne pense pas que la tirade finale ne soit dirigée qu'envers M. Vernon, elle est dirigée vers la société qui essaie de nous faire rentrer dans le moule, à nous formater pour finalement qu'on soit tous identiques.

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Cette scène, vous l'avez sûrement tous déjà vu.

  The Breakfast Club est, n'en déplaise à SensCritique, un film culte, ça c'est indéniable. Mais il faut comprendre pourquoi il est culte. Il a fait comprendre que peu importe ce que l'on est, il faut simplement s'accepter. Qu'importe nos différences, le plus important n'est pas notre statut sociale ou encore comment les autres nous voient. Après tout, on fait tous partis du Breakfast Club.

Spoilers #3 - WarGames (1983)

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  Les années 80 sont de véritables mines d'or pour les cinéphiles, car c'est à cette époque que de grandes sagas comme Back to the Future, Star Wars (Je sais que le premier volet date de 77, mais chut), Terminator ou encore Mad Max (79, chut). On note aussi une petite flopée de films "indépendants" de quelconques sagas, comme celui dont on va parler.

  David Lightman est un adolescent lambda qui a comme passion les jeux-vidéos et son ordinateur, avec celui-ci, il n'hésite pas à pirater la base de donnée de son lycée pour changer ses notes. Un jour, l'envie lui prend de pirater un concepteur de jeux-vidéos pour ainsi obtenir leur(s) dernier(s) jeu(x) en avant-première. Seulement, il ne se doute pas qu'il est, réalité, rentré en contact avec le WOPR, un super-ordinateur crée par le gouvernement pour prévenir une attaque nucléaire venant de l'URSS. Lançant ainsi et par mégarde une simulation, il crée la panique et vient d'hypothétiquement déclencher le prélude à une 3ème Guerre Mondiale.

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À ceux qui se demandent d'où m'est venue l'envie de voir ce film, vous avez votre réponse.

  La semaine dernière, je vous parlais, dans le plus grand des calmes, de La Folle Journée de Ferris Bueller, un film des années 80 désormais culte avec notre cher Matthew Broderick national - si on était américains - en tête d'affiche. On le retrouve ici, une fois encore, avec son talent naturel, dans une interprétation tout en justesse. À aucun moment il ne faiblit dans cette interprétation d'un geek des années 80, toujours au mieux de sa forme. Il porte le film, clairement, il est même la force de celui-ci. Mais ce n'est pas pour autant que le reste du casting n'est pas convaincant. Dans le rôle de Jennifer, la "petite-amie" de David, nous retrouvons ainsi Ally Sheedy, qui a également joué dans The Breakfast Club dont il faudrait que je parle un jour bordel de merde, qui, malgré une interprétation assez bonne, a une VF dégueulasse, et John Wood dans le rôle du mentor, si je puis dire, de David, Stephen Falken, qui arrive à convaincre avec son rôle de vieux scientifique tout chelou et fan de Jurassic Park.
  Watchmen n'était pas encore sorti qu'une œuvre cinématographique, et grand public qui plus est, parlait déjà de la peur du nucléaire et de la conséquence de celui-ci sur la population mondiale. Le film peut certes paraître daté à quelques moments, mais le sujet centrale du film, son cœur même, est encore et toujours d'actualité. WarGames, tout en étant un thriller divertissant, est une véritable œuvre anti-guerre, et la fin n'en est que plus criante, même si la dernière réplique - culte - fait un peu forcée, sorte de résumé de la morale du film.

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Devinez quoi, les deux personnages finissent ensemble à la fin du film. Et en fait c'était prévisible depuis le début du film.

  WarGames, tout en étant un pur produit des années 80 dans son esthétique, est en avance sur bien des points. En s'affranchissant de tous les clichés de l'époque sur les fans d’ordinateurs et en proposant ainsi un thriller de science-fiction plus que correct, le film permet une meilleure approche sur la peur de la population face au nucléaire, peur encore d'actualité. Véritable œuvre anti-guerre, cela reste un film tout public et un divertissement sympathique, à voir absolument, n'en déplaise à SensCritique.

Spoilers #2 - La Folle Journée de Fellis Bueller (1986)

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  John Hughes fait parti de ces réalisateurs typiques d'une génération, dans le cas présent fin 80, début 90. Ayant popularisé les teen movies, il n'en réalisa que très peu, la plus grande partie de sa filmographie se trouvant être en tant que scénariste. Toutefois, avec son 4ème film réalisé, Hughes marqua les esprits d'une génération entière.

  Ferris Bueller est un ado ordinaire des eighties. Il a une petite-amie qu'il aime, des parents qui l'aiment, un ami fidèle et une assez grande popularité - même trop grande - à Chicago. Et sa passion, c'est de sécher les cours, le film s'ouvre donc sur Ferris qui, par je ne sais quel hasard, décide de ne pas aller au lycée aujourd'hui. Cela fera alors 10 absences, 10ème absence qui sera sa dernière puisqu'au delà il risque d'élever des soupçons, même si M. Rooney en a déjà quelques uns. Voulant profiter de sa dernière possibilité de faire l'école buissonnière, il décide d'emmener son ami Cameron et sa petite amie Sloane dans une virée en plein Chicago dont ils se souviendront, tout ça alors que sa sœur Jeanie et Rooney, le principal, essaient de le coincer et que la ville entière le pense à l'article de la mort.

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Bonjour, je pète la classe.

  La Folle Journée de Ferris Bueller peut faire couler beaucoup d'encre, et avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais parler des acteurs. Et si je n'ai rien à dire sur Alan Ruck ou encore Mia Sara, croyez-moi qu'avec Broderick, c'est une longue histoire. Il signe ici, à l'instar de Hughes, son quatrième film. C'est alors un acteur assez jeune, et croyez-moi lorsque je vous dis que son jeu d'acteur est excellent. Il parvient à rendre un ado tête brûlée attachant de façon assez surprenante. Cela est aussi dû aux fréquents brisages du 4ème mur, qui permettent une confrontation directe avec le héros. Et l'esthétique est assez eighties, la chambre de Ferris en est un bon exemple ou les tenues en général, et même sans ça il n'est pas compliqué de deviner à quelle décennie appartient cette œuvre, car le scénario en lui-même fait très années 80.
  Et le scénario est justement le point principal de ma critique. L'idée globale de celui-ci est ridiculement simple, c'est un peu le rêve que l'on a tous fait où l'on s'enfuit avec ses meilleurs amis de notre école pour simplement s'amuser, où l'on construit des stratagèmes farfelus pour faire croire à nos parents qu'on dort, où l'on doit éviter les profs à notre poursuite. Toute cette histoire baigne dans le simple rêve de gosse, et on ne lui demande pas plus.

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L'une des scènes les plus populaires du film, que Marvel ne se retiendra pas de parodier dans un numéro de Avengers Arena.

  Le rapprochement entre Ferris Bueller et The Breakfast Club - réalisé par Hughes également - peut rapidement être fait, tant les deux films sont assez similaires par leur approche de l'adolescence et de l'importance qu'accordent les lycéens aux études. Toutefois, les deux films sont également très différents, car si dans The Breakfast Club il s'agit de parler de la cohésion de groupe, on assiste, dans Ferris Bueller, à un passage à l'âge adulte pour nos héros, qui ne trouvaient jusqu'à présent aucune raison de grandir.
  Et puis comme le dit le héros "La vie passe tellement vite. Si tu ne t'arrêtes pour regarder autours de toi de temps en temps, tu pourrais la manquer." Et, n'en déplaise à SensCritique, j'ai pris le temps de regarder La Folle Journée de Ferries Bueller, et j'ai aimé !

Spoilers #1 - The Social Network (2010)

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  Ayant connu un succès critique et commercial assez retentissant à sa sortie, The Social Network est devenu un quasi-indispensable de nos jours, le genre de film qu'il faut absolument voir si l'on veut briller en société. Et si c'est le genre de chose qui me débecte au point de me faire vomir mes tripes sur mon clavier rien qu'en l'écrivant, il n'empêchera pas que c'est quand même un très bon film.

  Mark Zuckerberg est étudiant à Harvard lorsqu'il se fait plaquer par sa copine, Erica. Ivre et assez énervé, il décide de programmer un site internet permettant de classer les filles de différentes facultés selon leur torridité, grâce à un algorithme fourni par son meilleur ami Eduardo, tout en commentant ses faits et gestes sur son blog. En à peine 2 heures, le site, Facemash, obtient 22 milles visites, faisant crasher au passage le réseau de l'université. Repéré, grâce à ce coup de maître, par Tyler et Cameron Winklevoss - on remerciera Wikipédia pour l'orthographe - ainsi que Divya Narendra, ils insistent pour que Zuckerberg les aide à concevoir leur projet de site internet, The Harvard Connection, ou ConnectU. Après que celui-ci ait accepté, il développe parallèlement à cela son propre projet de site internet TheFacebook, juste Facebook par la suite, avec son bro Eduardo, qui obtiendrait alors 30% en tant que directeur financier. Mais l'arrivée soudaine de Sean Parker risque de faire basculer l'amitié des deux personnes, et pas du bon côté de la balance.

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Équation bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

  Tout le monde connaît ce film, et honnêtement en parler aujourd'hui reviendrait à rajouter ma pierre à un édifice déjà conséquent. Toutefois, il est intéressant de savoir précisément ce qu'une personne a aimé dans un film. Cela pourrait être les acteurs, composés de poids lourds en tête d'affiche - Jesse Eisenberg et Andrew Garfield - ou bien la direction de ceux-ci, qui est Spielbergienne. Je pourrais encore citer la BO, qui fout une claque tout en sachant rester discrète, ou du scénario très bien écrit. Toutefois, et si le point suivant est en grande relation avec le scénario, ce n'est rien de tout ça.
  Ce film n'est pas une fiction, tout du moins en grande partie, je pense que quelques éléments ont été rajoutés pour rendre l'histoire plus intéressante et "palpitante" pour le spectateur. Une fois qu'on a ça en tête, ça fait l'effet King of Kong. Certes, ce n'est pas comparable, parce que comparé à ça The Social Network est une reconstitution, mais une reconstitution réaliste. On perd toute notion de bien et de mal, tant les agissements de chaque personnages sont compréhensibles et, parfois, acceptables. La déchirure qu'il y a entre Eduardo et Mark est puissante, marquante, on comprend comment tout a basculé et on a de la peine pour les deux personnages. Certes au début nous avons plus de pitié pour Eduardo, son meilleur ami l'a trahi, mais rapidement la pitié s'installe dans les deux camps, faisant comprendre que tout ceci n'était qu'un concours de circonstance.
  Oh, et avant toute chose, l'utilité de Rashida Jones dans la prise de conscience de Zuckerberg est magistrale. Et oui, je parle d'elle parce qu'elle a joué Ann dans Parks and Rec, et je t'emmerde.

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J'aimerais devenir PDG juste pour avoir une carte comme ça.

  En conclusion, oui The Social Network est un film comme on en fait tous les 42 ans, les soirs de pleine lune après le sacrifice de trois chèvres et d'une pile de bouquins Twilight. C'est une grande réussite, n'en déplaise à SensCritique. Le casting est à la hauteur du concept même du film, à savoir grandiose, et le scénario reste maîtrisé et putain de bien écrit ! En bref, un indispensable !